Le bureau du CCR lors de la déclaration
Suite à la résolution prise par le Parlement européen sur la situation de l’ancien président nigérien déchu, le bureau du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) a rendu publique, le mardi 17 mars 2026 à Niamey, une déclaration dans laquelle il condamne et rejette ladite résolution. Le bureau du CCR a profité pour appeler l’ensemble des forces vives de la nation à une mobilisation générale et permanente pour défendre l’intégrité, la souveraineté et la stabilité du Niger.
Dans la déclaration lue par le rapporteur général du CCR, M. Moustapha Abdou, le bureau a exprimé sa profonde indignation à l’égard de cette résolution adoptée par le parlement européen en date du 12 mars 2026, exigeant la libération du président déchu Mohamed Bazoum avant le 02 avril 2026. Pour les conseillers de la refondation, cette résolution ne surprend guère au vu de ses initiateurs et de leurs « attitudes habituelles ». Cette décision révèle une fois de plus, disent-ils, la volonté persistante de certaines puissances de maintenir leur influence sur les États africains, en particulier ceux du Sahel, au mépris de leur souveraineté et dans une logique d’intérêts stratégiques liés à leurs ressources naturelles.
La déclaration a jugé déplorable le caractère sélectif et partial de cette prise de position pendant que de graves crises secouent d’autres régions du monde. Le CCR affirme que cet acharnement contre le Niger confirme le fait que l’ancien président déchu, Mohamed Bazoum, demeure pour certains acteurs extérieurs « un allié privilégié, au détriment de la nation nigérienne et de son peuple souverain ».
Le bureau du CCR condamne avec la plus grande fermeté cette résolution qu’il considère comme une ingérence inadmissible dans une affaire relevant exclusivement de la souveraineté judiciaire et nationale du Niger. « Une telle démarche viole les principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États et les règles élémentaires de la diplomatie parlementaire », notifie-t-il.
Il rejette également cette résolution, tant dans sa forme que dans son contenu, tout en prévenant que ni les menaces ni les intimidations ne sauraient faire fléchir le peuple nigérien dans sa marche résolue vers la pleine souveraineté.
La déclaration invite ainsi les parlementaires européens à faire preuve de responsabilité et de discernement en se consacrant prioritairement aux défis majeurs qui affectent leur propre espace, plutôt que de s’ériger en arbitres des décisions souveraines d’un peuple libre et digne. Enfin, le CCR réaffirme son soutien total au gouvernement nigérien face à cette tentative d’ingérence contreproductive et appelle de ce fait à une mobilisation générale et permanente de toutes les forces vives de la nation pour défendre l’intégrité, la souveraineté et la stabilité du Niger.
Bachir Djibo (ONEP)
