Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni
La femme, dans toute sa splendeur, est célébrée sur le plan international le 8 mars de chaque année. Le Niger n’est pas resté en marge des festivités commémoratives de la journée internationale de la femme. A cet effet, la ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni a livré le vendredi 6 mars 2026, un message dressant le bilan des actions entreprises au cours de l’année écoulée.
Au Niger, la journée du 8 mars 2026 est célébrée sous le thème « Protection des droits des femmes et des filles dans un contexte de Refondation, gage d’une paix durable ». Ce choix s’inscrit dans les priorités des autorités du pays qui placent la justice au cœur de l’action publique.
Dans son message, la ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni a précisé que pour l’année qui s’est achevée, le bilan affiche des résultats tangibles qui témoignent de leur engagement sur le terrain. C’est ainsi qu’en termes d’autonomisation économique, le gouvernement a facilité l’accès au crédit et aux intrants pour plus de 5 000 femmes entrepreneures rurales, favorisant leur insertion dans les chaînes de valeurs locales. « On peut noter également la mise à disposition d’une dizaine de plateformes multifonctionnelles, 450 machines à coudre, des centaines de kits de cuissons avec l’accompagnement du Ministère de l’Energie », a-t-elle dit.
Selon elle, depuis plusieurs années on note dans le même cadre la mise à disposition de milliers de plateformes multifonctionnelles, de machines à coudre, de transformation agroalimentaire, des machines de confection, de tissage ainsi que des milliers de kits de cuisson avec gaz et charbon. En termes d’infrastructures, le bilan fait état de la réhabilitation et l’équipement de 12 Centres de Promotion de la Femme (CPP) à travers le territoire national qui offrent des cadres modernes de formation aux métiers porteurs. « Sur le plan de la Justice, nos campagnes de vulgarisation des textes juridiques ont touché plus de 150 000 personnes via des sensibilisations de proximité, renforçant ainsi la connaissance des droits à la base », a-t-elle affirmé.
Au Niger, a-t-elle poursuivi, les femmes représentent plus de 50% de la population. Si le pays a ratifié l’essentiel des instruments juridiques, force est de constater que les progrès demeurent insuffisants. C’est pourquoi, a-t-elle soutenu, l’égalité de genre ne saurait être considérée comme un simple objectif social, mais comme un levier stratégique pour la consolidation de la paix et le renforcement de la résilience nationale.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
