Le ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité par intérim
Le Niger commémore aujourd’hui, jeudi 15 octobre 2026, la Journée internationale de la femme rurale (JIFR). À cette occasion, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité par intérim, a délivré un message dans lequel il a rappelé le rôle indispensable des femmes rurales et la nécessité de lutter contre les inégalités dont elles sont victimes.
Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies à travers sa résolution 62/136 du 18 décembre 2007, cette journée vise à faire reconnaître la contribution essentielle des femmes rurales au développement et à promouvoir l’égalité des chances. Au Niger, le thème retenu cette année est : « Femme rurale pour la souveraineté alimentaire et la production locale, dans le contexte de la refondation ».
Le ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité par intérim a relevé que, dans cette perspective, le Gouvernement a élaboré la Politique nationale de genre, révisée en 2025, ainsi que la Stratégie nationale d’autonomisation économique de la femme. Cette dernière met l’accent sur le renforcement des connaissances et des aptitudes des femmes et de leurs organisations, l’accès aux moyens de production et leur contrôle, l’accès aux marchés, la participation des femmes au marché du travail formel et informel, ainsi que la mise en place d’un contexte socioculturel, politique et juridique favorable à leur autonomisation économique.
Il a ensuite déclaré que les femmes nigériennes représentent 50,4% de la population dont plus de 80 % vivent en milieu rural selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGP/H) 2012. Malgré leur poids démographique, elles font face à des contraintes persistantes, notamment l’accès limité aux ressources productives et aux opportunités économiques, les pesanteurs socioculturelles, la pénibilité du travail domestique non rémunéré, les faibles capacités des organisations féminines de base en matière de négociation et d’accès aux opportunités de financement, ainsi que leur faible représentation dans l’entrepreneuriat et l’insuffisance de la formation technique.
Ces contraintes, a-t-il souligné, limitent l’efficacité du secteur agricole et rendent moins visible la contribution des femmes à la création de richesses dans les statistiques nationales. L’accès à la terre, au crédit bancaire et à l’emploi demeure un obstacle à l’amélioration des revenus des femmes rurales. « C’est pourquoi nous développons des stratégies innovantes pour leur permettre de vendre leurs propres récoltes, d’occuper un emploi rémunéré dans l’agroalimentaire ou de mener des activités génératrices de revenus, et ainsi rehausser leur niveau de vie au sein de la famille et de la communauté », a-t-il affirmé.
Le médecin Colonel-major Garba Hakimi a ensuite indiqué que le Niger avait engagé plusieurs initiatives visant à lutter contre la faim et la pauvreté, ainsi qu’à renforcer la résilience des agriculteurs et des éleveurs, en accordant la priorité aux ménages vulnérables, notamment ceux dirigés par des femmes.
Il a également invité les femmes et les jeunes filles rurales à jouer un rôle actif dans la gestion professionnelle des exploitations agricoles et des unités de transformation des produits locaux. « La prise en compte des questions transversales, comme la gestion durable de l’environnement et la gestion des chocs climatiques et humains conditionne le succès de nos actions. J’invite l’ensemble des acteurs impliqués à s’aligner sur les priorités définies par le Gouvernement, dans l’intérêt général des femmes rurales », a-t-il conclu.
Assad Hamadou (ONEP)



