Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni
Aujourd’hui 19 août 2026, le Niger se joint à la communauté internationale pour commémorer la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Instituée en 2008 par les Nations Unies, cette journée consiste à rendre hommage aux travailleurs humanitaires ayant perdu la vie lors de l’attentat du 19 août 2003 contre la Maison des Nations Unies à Bagdad, en Irak. A cette occasion, la ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a livré un message dans lequel elle a rendu hommage à tous les travailleurs humanitaires et réaffirmé son engagement pour la protection des travailleurs humanitaires.
Depuis 2010, le Niger célèbre cette journée pour honorer le courage et l’engagement de ces femmes et hommes qui, chaque jour, choisissent de vivre aux côtés des autres.
La ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité a indiqué que l’édition 2026 de cette Journée se tient dans un contexte mondial marqué par des conflits armés persistants, des crises sécuritaires complexes, des déplacements forcés des populations, ainsi que des chocs climatiques de plus en plus fréquents. Face à ces défis multiples, poursuit-t-elle, le thème de cette année est « la protection des travailleurs humanitaires ». Ce thème souligne la nécessité de continuer à assurer la protection des travailleurs humanitaires et à garantir l’accès aux populations dans le besoin. « Dans des régions comme le Sahel et notamment dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), comme partout ailleurs, les acteurs humanitaires s’associent étroitement aux efforts des autorités nationales dans le respect de la souveraineté des États et des principes guidant l’action humanitaire, ceci afin d’apporter l’assistance aux populations affectées », a relevé Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni.
Venant en appui aux mécanismes nationaux, ajoute la ministre, l’action humanitaire a pour objectif de soulager les souffrances, renforcer la résilience communautaire et favoriser des réponses durables guidées par les besoins réels des populations. « Nonobstant les efforts considérables des autorités nationales et des partenaires dans nos pays, et particulièrement dans notre pays, le Niger, les défis humanitaires restent importants. L’insécurité, notamment dans certaines zones frontalières, continue de provoquer des déplacements de populations et rend difficile l’accès aux services de base pour de nombreuses familles », a-t-elle expliqué.
La ministre a précisé que le pays enregistre aussi des inondations dont les conséquences sont contenues dans des proportions raisonnables grâce à des mesures hardies prises par le gouvernement. Il s’agit notamment de la réhabilitation des caniveaux ensablés ou bloqués anarchiquement, la reconstruction et la réhabilitation des passages d’eau dans des villes comme Niamey et Maradi, la diffusion intensive de campagnes de sensibilisation via les radios, les télévisions et les relais communautaires et la mobilisation anticipée des acteurs locaux et des services techniques. « Ces actions démontrent la capacité de l’État et des communautés à s’adapter, à anticiper et à construire une résilience durable », a dit la ministre qui a salué la vision des autorités du pays qui ont placé les préoccupations sociales et la solidarité nationale au cœur de l’action publique.
Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni a souligné que le ministère de la Population, incarne aujourd’hui la volonté du Niger de mettre en œuvre une politique humanitaire souveraine recentrée sur l’autorisation des communautés, la coordination nationale des réponses et sur le renforcement de la résilience locale. « En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, rendons hommage à tous les travailleurs humanitaires qui servent avec courage, souvent dans des conditions extrêmement difficiles, réaffirmons ensemble notre engagement pour la protection de leur vie, pour leur dignité et pour leur capacité d’action. C’est ensemble, dans un esprit de solidarité, de respect de la souveraineté des États, de responsabilité et de respect du droit international humanitaire que nous construirons une réponse humanitaire plus sûre, plus efficace et plus humaine », a-t-elle conclu.
Zouladeini A. Razinatou (ONEP)
