L’orange, fruit emblématique des régions ensoleillées, est très consommée par les Nigériens pour ses bienfaits nutritionnels et sa disponibilité. Dans la ville de Niamey, les oranges sont souvent vendues à des prix abordables, permettant aux familles de les intégrer facilement dans leur alimentation quotidienne.
Sur le marché de Katako, des grossistes, en majorité des hommes, s’affairent à proposer des oranges d’une qualité remarquable, souvent importées à partir de pays voisins comme le Nigeria. M. Mouhamadou Awal, vendeur de Tanjalo, (une variété d’orange) est dans ce commerce depuis 15 ans. « Ces Tanjalo viennent de Gaya. On vend à 500 FCFA », affirme-t-il. Dans ce marché animé se trouve plusieurs variétés d’oranges dont le simple qui provient du Nigeria.
« Nous achetions le sac avant à 15 000 FCFA mais maintenant nous l’achetons à plus de 30 000 FCFA. Nous faisons face à une hausse considérable des prix car, lorsqu’il ne pleuvait pas, on prenait jusqu’à 270 sacs mais en cette saison de pluies nous ne prenons pas ce risque parce qu’en raison de l’humidité, les oranges se gâtent. Dans 270 sacs, c’est à peine que nous arrivons à récupérer les 200 sacs », explique le jeune commerçant Tahirou Habibou. Il souligne également que l’orange coûte chère ces derniers jours à cause des problèmes d’importation.
« Si vous le remarquiez aujourd’hui dans le marché de Katako, il y a seulement un seul camion qui est venu. Nous demandons aux grossistes de diminuer le prix du sac. On vend 3 à 150 FCFA, une à 75 FCFA. Le prix varie selon la taille des oranges », ajoute-t-il.
Ces commerçants du marché Katako font face à des difficultés considérables « Nous faisons face à des problèmes parce que lors de l’importation, les camions peuvent tomber en panne, ce qui peut entrainer une perte considérable. Certains fruits pourrissent avant leur arrivage. Nous demandons au gouvernement de nous arranger les routes, c’est notre seul problème en ce moment », affirme M. awal.
Tahirou Habibou explique également qu’en ce moment le dédouanement peut aussi entrainer la cherté des agrumes. « Lorsque les sacs arrivent, on prend en compte les coûts de l’importation afin de savoir comment vendre les oranges pour mieux s’en sortir et avoir un bénéfice abordable », dit-il.
Aichatou Moumouni
(Stagiaire)





