
Ils avaient prédit la dislocation de l’Etat du Niger en moins d’un an; ils avaient chanté sur tous les toits du monde que Tillabéri est sous occupation des groupes armés terroristes; ils avaient déclaré urbi et orbi que le Chef de l’Etat ne pouvait quitter Niamey. Bref, leurs récits étaient et sont toujours négatifs sur le Niger, même pour des actions bénéfiques aux citoyens.
Et, malgré que leurs prophéties de malheur se ne réalisent jamais, ils persistent dans leur logique qui, pour le bonheur des Nigériens, est à mille lieues de la réalité à plus forte raison de la vérité. En effet, lors de son intervention devant les populations à Tillabéri le 4 octobre 2025, le Président de la République, avait posé l’hypothèse que ‘’si chaque citoyen nigérien contribuait à hauteur de 100 FCFA par mois’’, cela permettrait à l’Etat de renforcer davantage les capacités des Forces de défense et de sécurité. C’est cette sensibilisation à l’effort national, à la contribution citoyenne qui a donné de la matière aux propagandistes du néocolonialisme et alliés de l’impérialisme pour développer tout un narratif mensonger et dévalorisant contre le Niger et ses dirigeants.
Mais, que peut-on atteindre de ces acteurs ? Ils ont été formatés pour agir ainsi ; ils ont évolué ainsi. Sinon, qu’est-ce qu’il y a de mal à demander aux citoyens de contribuer à la prise en charge des préoccupations nationales et de chercher des solutions endogènes à nos problèmes ? Ces acteurs décalés trouvent plus normal de tendre la main aux bailleurs extérieurs qui posent et imposent leurs conditions et par conséquent dirigent et orientent la politique de nos États dans le sens de leurs intérêts.
En outre, l’Etat du Niger n’est pas le premier, ni le seul à recourir à l’effort national de ses citoyens pour gérer certaines questions stratégiques du pays. C’est le cas en 2014 en Egypte, où le gouvernement du Général Al-Sisi a financé les travaux d’extension du Canal de Suez à hauteur de 8,5 milliards de dollars grâce aux contributions des citoyens Égyptiens. Récemment, l’Ethiopie a financé la construction de son Grand Barrage de la Renaissance grâce à la vente d’obligations par l’Etat, mais aussi aux contributions volontaires et obligatoires des citoyens et des fonctionnaires éthiopiens.
Ailleurs, l’Etat le fait à travers l’institution de nouvelles taxes ; d’impôts divers ainsi que des reformes comme des retraites, etc.
Mais, les serfs du néocolonialisme et de l’impérialisme sont incapables de percevoir ces vérités. Le seul objectif qu’ils poursuivent à travers cette guerre informationnelle, c’est discréditer le Niger et ses dirigeants.
C’est pourquoi, leurs narratifs ne doivent pas nous détourner de notre objectif : celui de reprendre le contrôle de notre pays, de nos ressources et donc de notre destin. Et nous devons constamment avoir à l’esprit que ce n’est pas une œuvre facile que de déboulonner un système parasitaire dont les acteurs sont habitués à la facilité, vivent du mensonge et ne croient pas en eux-mêmes. Ils n’ont de boussole que ce que leur prescrit l’ordre néocolonial et impérialiste. Ils se contentent d’être de gentils et dociles toutous à qui le système néocolonial jette quelques os du festin préparé avec le sang de leurs propres frères. Leur seule ambition, c’est d’être toujours dans la rente du pouvoir, de s’afficher avec leurs maîtres toubabs et de plastronner dans les salons des capitales occidentales.
Le devenir de leur pays et de leurs concitoyens ne les intéresse guerre. En définitive, l’indignité ce n’est pas de demander aux citoyens de contribuer à la prise en charge des préoccupations nationales ; elle se trouve dans l’intelligence avec les ennemis de son propres pays.
Siradji Sanda (ONEP)

