En prélude à la 6è Journée nationale du jeune leader, le cabinet Leader d’Afrique a organisé le samedi 24 octobre 2026, au stade Général Seyni Kountché de Niamey, une caravane de l’entrepreneuriat agricole et numérique. Au cours de cette caravane, des jeunes de la région de Niamey et de Tillabéri vont être édifiés sur des thématiques en lien avec l’entrepreneuriat numérique, agricole ou encore sur le leadership et l’éveil entrepreneurial. L’objectif de cette initiative est de transformer les demandeurs d’emplois en créateurs d’emplois.
Plus de cinquante-mille (50 000) jeunes Nigériens sortent chaque année des universités, instituts et grandes écoles. Malgré les efforts de l’État, des entreprises privées et des organismes, leurs capacités limitées ne permettent pas d’absorber l’intégralité des diplômés.
Le directeur général de la jeunesse, M. Malam Issa Malam Souley, a souligné la nécessité de changer de paradigme pour ne plus se servir du diplôme pour demander un emploi, mais plutôt s’en servir pour en créer. « C’est toute la politique et la vision, non seulement de nos autorités, mais de nos jeunes aussi. Je vous assure, il n’y a pas mieux que d’être son propre patron », a-t-il indiqué.
Il a ainsi encouragé et invité les jeunes sélectionnés à saisir l’opportunité qui leur est offerte pour se frayer un chemin dans le monde de l’entrepreneuriat, tout en leur rappelant que la formation qu’ils recevront doit leur permettre de se décider et de s’engager. « Créer quelque chose pour vous-même. Parce que je vous assure, c’est la meilleure opportunité. Vous créez un business personnel à vous, vous vous prenez en charge, vous prenez en charge vos familles et vous contribuez à la communauté. Mais quand vous attendez un diplôme, un emploi, un poste, c’est tellement rare, c’est tellement difficile. Aujourd’hui, très peu de jeunes diplômés ont pu y intégrer », a dit le directeur général de la jeunesse.
M. Malam Issa Malam Souley a, en plus, expliqué qu’au niveau du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, un dispositif appelé « Kofar Aïki » a été mis sur pied pour donner une opportunité aux jeunes diplômés d’avoir leur premier stage professionnel. « Parce que vous sortez de l’école, de l’Université, on vous demande quelle est votre expérience ? Alors que vous n’avez jamais eu l’occasion de travailler quelque part. Donc, Kofar Aïki a pour mission de donner l’opportunité aux jeunes diplômés d’avoir un stage. On a prévu un autre dispositif pour ceux qui ont été déscolarisés ou non scolarisés à travers les centres de jeunes », a-t-il ajouté.
M. Ibrahim Issa Garba, cofondateur du cabinet Leader d’Afrique, a rappelé qu’ils se sont donné pour ambition de faire de chaque Africain un leader et pour que l’Afrique change, soutient-il, il faudrait qu’elle se mette aux mêmes dimensions que les autres continents. En évoquant le bilan de la 5è édition de la journée du jeune leader, il a noté qu’ils ont eu à former près de dix-mille (10 000) jeunes dont plus de mille deux-cent cinquante (1 250) se sont engagés sur le chemin de l’entrepreneuriat. « Sur les mille deux-cent cinquante (1 250) jeunes, trois-cent cinquante (350) sont devenus entrepreneurs. L’objectif pour nous, c’est d’amener les jeunes à comprendre deux choses : d’abord, l’école c’est une base de connaissances qui permet de comprendre et d’appréhender son environnement, ce n’est pas une garantie de succès en soi. Et si on y arrive tous à la fin de nos parcours estudiantin et qu’on n’arrive pas à trouver du boulot, il faudrait qu’on soit capable de se dire qu’est-ce qu’on est capable de faire pour nous-mêmes », a-t-il déclaré.
Hamissou Yahaya (ONEP)





