La table de séance lors du lancement du PACIPA
Le lancement du Projet d’Appui au Développement des Cultures Irriguées et à l’Intensification de la Production Animale (PACIPA) a eu lieu, hier matin, à Niamey. Soutenue par le gouvernement et la Banque mondiale, cette initiative vise à renforcer la sécurité alimentaire, moderniser l’agriculture et créer des opportunités pour les jeunes et les femmes. C’est Mme Djimarao Djamila, Secrétaire générale adjointe du gouvernorat de la région de Niamey, qui a procédé au lancement officiel de l’atelier régional d’appropriation.
Cette rencontre, qui marque la dernière étape d’une série d’ateliers organisés dans les huit régions du Niger, a réuni autorités administratives, représentants des organisations paysannes, jeunes, femmes et partenaires techniques et financiers.
Dans ses propos liminaires, Mme Djimarao Djamila a rappelé que le Niger fait face à une pression démographique croissante, à une insécurité alimentaire persistante et aux impacts accrus du changement climatique. Elle a souligné que, sous l’impulsion du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, la souveraineté alimentaire et la résilience figurent au cœur des priorités nationales définies dans le Livre Vision.
Le PACIPA, a-t-elle expliqué, s’inscrit dans cette dynamique en apportant un appui décisif au programme « Grande Irrigation » et en renforçant des institutions clés comme l’ONAHA, le FISAN et le RECA. « Ce projet vise à accroître durablement la productivité agricole et pastorale, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, développer des filières compétitives génératrices d’emplois, et renforcer la résilience des ménages face aux crises », a-t-elle affirmé, avant de déclarer officiellement ouverts les travaux de l’atelier.
Auparavant, M. Yacouba Bouda, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, a indiqué que l’atelier de Niamey est le huitième et dernier de la série régionale, marquant une phase cruciale d’internalisation du projet par les acteurs. Il a précisé que le PACIPA cible six chaînes de valeur prioritaires: l’oignon, le riz, le niébé, le lait, la viande et la volaille. Les objectifs portent notamment sur le renforcement des infrastructures d’irrigation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, ainsi que l’amélioration de l’accès au financement à travers le FISAN et la SAHFI.
Quant à l’administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, il a mis en avant la pertinence du PACIPA pour la capitale, à la fois centre de consommation et pôle socio-économique.« L’implantation d’un tel projet dans notre région est une opportunité majeure pour moderniser les pratiques agricoles et pastorales, créer des emplois pour les jeunes et les femmes, et améliorer les revenus des producteurs », a-t-il déclaré, tout en adressant ses félicitations aux autorités et aux partenaires.
Une étape de synthèse
Pour sa part, le coordinateur national du PACIPA, M. Younoussa Idrissa, a rappelé que les ateliers organisés dans les huit régions ont permis de présenter le projet, d’expliquer ses mécanismes et de recueillir des contributions techniques des acteurs de terrain.
« L’atelier de Niamey n’est pas seulement une rencontre d’appropriation, mais aussi un cadre de synthèse et de capitalisation. Il marque la transition vers la phase d’exécution et de suivi », a-t-il souligné, tout en insistant sur la nécessité de résultats concrets : aménagements hydro-agricoles, infrastructures réhabilitées, revenus renforcés et meilleure confiance entre populations, administration et partenaires.
Au terme de la cérémonie, les intervenants ont unanimement appelé les services techniques, les collectivités territoriales, les organisations paysannes, ainsi que les jeunes et les femmes, à s’approprier pleinement le PACIPA afin d’en faire un véritable levier de transformation durable de l’agriculture et de l’élevage. Avec l’appui du gouvernement et de la Banque mondiale, le projet ambitionne de bâtir une économie agricole moderne, compétitive et inclusive, capable de répondre aux besoins de consommation de Niamey et de stimuler la croissance nationale.
Oumar Issoufou (ONEP)
