La jeune artiste Malika Christopher
Âgée de dix-sept (17) ans et élève en classe de 1ere à l’école Bon berger de Niamey, Malika Christopher est une jeune rappeuse et slameuse connue sous le nom d’artiste B.Z.K. Passionnée de musique dès son tendre âge, elle décide, il y a 2 ans de cela, de se lancer dans le rap et le slam après le piano et la guitare.
Quand elle a amorcé ses premiers pas avec le chant, elle a été entravée par la stigmatisation sociale. « La société m’a fait comprendre que la femme est incapable de chanter », a-t-elle confié. Selon elle, beaucoup des gens pensent que la musique n’est pas un facteur de développement. Les difficultés qu’elle avait rencontrées au début, tant au niveau de sa famille que de son entourage, auraient pu l’empêcher de poursuivre sa passion. « Étant issue d’une famille musulmane, chanter est mal perçu et cela m’a causé quelques difficultés avec ma famille », a fait savoir l’artiste BZK.
Malgré cette situation, elle a su avancer avec courage et détermination en s’inspirant des artistes tels que Verenoi, Smarty et Altesse le slameur. Ce qui l’a conduite cette année, à participer au concours de Sarkin Waka, 4e édition 2026 en tant que finaliste sans pour autant toucher le trophée convoité.
A travers sa voix, elle dénonce le racisme, la violence faite aux femmes, etc. Pour elle, le rap est un refuge, un espace de libération pour exprimer ses peines. « Quand je ne veux pas dialoguer, le rap me permet de me libérer du traumatisme », a-t-elle ajouté.
D’après elle, en cette nouvelle ère, la jeunesse doit tout faire pour porter sa voix plus haut. « Si certains artistes ont réussi dans cette lancée, je peux également faire une carrière dans ce domaine », dit l’artiste BZK.
Elle confie qu’elle souhaite sortir trois sons : un slam, un rap et un feat après quoi elle marquera un arrêt pour se concentrer sur ses études.
L’artiste BZK adresse un message aux jeunes nigériens de croire en Dieu et en leurs capacités dans tout ce qu’ils entreprennent. « Ne vous laissez décourager par personne. Soyez patients car la réussite se construit avec le temps. Cette patience deviendra un pilier », a-t-elle conclu.
Djamilatou I . Sandagou
(ASCN)



