La 4è édition de la Foire des industries culturelles du Niger (FICNI) s’est ouverte hier 14 septembre 2026 au Palais du 29 juillet de Niamey sous le thème : « Les industries culturelles, quels rôles peuvent-elles jouer dans la refondation de la République ? ». Elle est en effet couplée à la réunion des ministres en charge de la Culture de l’AES qui offre l’occasion aux experts de revisiter l’ensemble des cadres stratégiques de la politique culturelle commune, valider les progrès réalisés et identifier les obstacles qui freinent encore l’opérationnalisation du plan d’action adopté en février 2025. C’est le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, représentant le Premier ministre, qui a présidé la cérémonie d’ouverture officielle de cette foire qui durera cinq jours.
Pour le ministre Abdourahamane Amadou, cette foire est un marché national, où les créateurs peuvent exposer la richesse et la diversité des produits artistiques et culturels nigériens, tout en dialoguant avec le peuple et les partenaires. Elle s’inscrit, a-t-il ajouté, dans un contexte particulier de la reconquête de la souveraineté et porte un thème fortement symbolique. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le pays place, a-t-il indiqué, la culture au cœur de la construction du Niger nouveau.

Le programme de cette édition est riche et diversifié, allant des expositions consacrées aux livres, aux spectacles, au cinéma et à l’audiovisuel, au board, au design, aux arts visuels et à la photographie. Des stands dédiés aux structures d’accompagnement du secteur culturel, des conférences sur des thèmes d’actualité, des spectacles animés par les meilleurs artistes sont également au rendez-vous. « Et comme le rappelle un autre proverbe africain, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. C’est ensemble, dans l’unité et la solidarité culturelle, que nous ferons de la FICNI un moteur de refondation et de rayonnement », a déclaré le ministre Abdourahamane Amadou.
Auparavant, le ministre malien en charge de la Culture, M. Mamou Daffé, a rappelé qu’à l’image du pétrole et de l’uranium, les pays de l’AES ont les gisements les plus importants qui sont les industries culturelles et créatives. Parce qu’elles sont liées à l’imaginaire et à la créativité des hommes du Sahel, cette industrie est la plus pérenne et la plus durable, qui, si c’est bien organisé, peut porter le futur et la souveraineté de ces États. « Nous avons un partage de notre histoire. Mais aujourd’hui, il est important de travailler sur cette histoire pour en faire un levain pour cette vision de nos grands leaders qu’ils ont portée depuis le Liptako jusqu’à la Confédération des États du Sahel. Nous sommes très heureux d’être aux côtés de notre frère, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Niger, pour célébrer notre histoire commune, mais surtout pour célébrer l’avenir et l’espoir qu’on pourra donner à travers ces gisements. Parce que la richesse culturelle des États du Sahel existe déjà. Le défi, c’est comment la structurer, la transformer en outil de développement pour ces États, pour soutenir la vision politique des plus hautes autorités », a-t-il expliqué.
Le ministre Mamou Daffé a aussi fondé l’espoir de voir les journées des industries culturelles et créatives du Burkina Faso, qui se passent chaque année, le marché de l’art contemporain du Mali, qui aura lieu en novembre et cette foire de Niamey, créer un marché assez important, un marché confédéral pour le bonheur des artistes, des créateurs et des acteurs culturels de l’espace AES.
Quant au gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, il a invité le public à se rendre massivement sur le site de la foire, du 14 au 18 septembre 2026, pour découvrir les merveilles du Niger, encourager les entrepreneurs culturels et surtout acheter les produits exposés.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)





