Lors d’un match de la Coupe Nationale
Les confrontations ont été rudes entre les équipes en 8ème de finale de la Coupe nationale avec des éliminations d’équipes de la Super Ligue considérées cette saison comme favorites. Parmi ces équipes figurent le Sahel, qui avait battu Bagazam d’Agadez 10 à 0, mais qui s’est fait surprendre et écarter de la course à la Coupe nationale par Soniantcha FC de Tillabéri en 8ème de finale, le samedi 7 février 2026.
Au même moment, l’AS FAN s’est fait éliminer par les Bérets rouges, l’AS GNN, au stade Général Seyni Kountché de Niamey sur un score d’un but à zéro, et l’Union sportive de la Gendarmerie nationale (USGN) s’est fait battre par Urana FC à Arlit. Mais cette victoire d’Urana n’a pas été sans conséquence, car l’USGN a formulé une réserve pour fraude contre Urana FC et conteste sa défaite. Après examen, la Commission centrale des compétitions (Chambre d’homologation) a validé la réserve pour utilisation de trois (03) faux certificats internationaux de transfert de joueurs déjà enregistrés dans le championnat du Nigeria. Ainsi, Urana est disqualifié de la Coupe nationale et la victoire est attribuée sur tapis vert à l’Union sportive de la Gendarmerie nationale, sur pénalité, ce qui la projette en quarts de finale.
À ce stade de la compétition, le suspense est à son comble. Les équipes qualifiées s’affrontent à Niamey du 12 au 15 février 2026 pour décrocher leurs tickets pour les demi-finales de la Coupe nationale.
L’USGN passe en quarts de finale sur pénalité et Urana FC conteste la décision
Après la décision de la Chambre d’homologation, les responsables de la direction d’Urana ont fait appel de la décision de la Chambre d’homologation, des pénalités et des sanctions déclarant leur club perdant contre l’USGN. Dans sa correspondance d’appel, Urana FC conteste formellement la décision de la Commission des compétitions « tous les joueurs alignés lors du match possédaient, à notre connaissance et conformément aux règlements en vigueur, les qualifications et licences émises par la FENIFOOT après vérification des dossiers administratifs requis. Les licences soi-disant litigieuses ont été dûment délivrées par la FENIFOOT sur la base de documents en règle. Nous ne comprenons pas la remise en cause de la validité de ces licences par l’institution même qui les a autorisées. À aucun moment Urana FC n’a été informé d’une quelconque irrégularité touchant l’éligibilité ou la qualification de ses joueurs, ni avant ni après la délivrance des licences, et aucun grief n’a été officiellement notifié au club avant la publication de cette décision. Nous considérons que cette décision porte gravement atteinte aux principes de justice sportive, de transparence et de respect du droit à la défense. Par conséquent, Urana FC sollicite formellement la révision de cette décision, qu’il juge injuste », note Urana dans son appel en date du 11 février 2026.
En attendant la suite et l’évolution de l’affaire qui oppose Urana FC à l’USGN, la programmation des prochaines confrontations des quarts de finale est établie. Les clubs engagés se donnent rendez-vous pour des matchs de haut niveau, riches en émotions et en spectacle. Ainsi, ce jeudi 12 février 2026, le Renaissance Club de Boukoki sera en duel face à l’AS ZAM. Le vendredi 13 février, le champion en titre, l’ASN NIGELEC, affrontera Soniantcha FC de Tillabéri. Le samedi 14 février 2026, le stade municipal vibrera sous le choc entre l’AS Police et l’AS Garde nationale. Enfin, le dimanche 15 février 2026, l’AS UAM affrontera l’USGN, si la Commission des compétitions maintient sa décision.
Pour ces confrontations, où chaque club ambitionne de soulever le trophée national, les responsables appellent à la mobilisation des supporters et invitent les passionnés de football à se rendre massivement aux stades pour soutenir et galvaniser les joueurs.
Abdoul-Aziz Ibrahim (ONEP)
