A la cérémonie d’ouverture de l’atelier
En prélude au forum des épouses des corps habillés de l’AES, prévu à Ouagadougou du 25 au 27 septembre 2025, le Directeur Central du Service de Santé des Armées et de l’Action Sociale, le médecin Colonel-major Dodo Boubacar, a présidé, dans la matinée du mercredi 17 septembre 2025, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du document de travail. Cette rencontre qui durera trois (3) jours, est organisée sous le thème « les épouses des FDS de l’AES face aux défis sécuritaires, ensemble construisons la résilience ».
A l’ouverture des travaux, le Directeur Central du Service de santé des Armées et de l’Action Sociale, le médecin -Colonel-major Dodo Boubacar, a rappelé que l’espace sahélo-saharien auquel appartient le Niger est confronté à une insécurité causée par des Groupes Armés Terroristes (GAT) qui endeuillent les populations civiles et les FDS de la sous-région. « Cet accroissement significatif de la morbi-mortalité au sein des troupes engendre des conséquences négatives sur vous, les épouses de ces FDS, en vous faisant porter un lourd fardeau émotionnel et socio-économique en raison des absences prolongées de vos maris, du stress vécu quotidiennement et de l’incertitude des lendemains meilleurs. Tout cela entraîne des répercussions sur l’espoir de mener une vie familiale harmonieuse », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, le médecin Colonel-major Dodo Boubacar a souligné que ce document ne se contente pas de décrire les défis, mais il propose une feuille de route détaillée et structurée pour y faire face, en s’appuyant sur quatre axes stratégiques clés. « Ces axes sont notamment, la Santé mentale et la gestion du stress, la communication conjugale en temps de crise, la prise en charge psychosociale dans son volet juridique et institutionnel et les stratégies de relèvement et d’autonomisation des femmes », a-t-il expliqué. Pour sa part, la coordonnatrice des épouses des corps habillés (FDS) du Niger, Mme Salifou Safia Moussa, a notifié que les épouses des FDS vivent dans l’angoisse permanente, et cette pression psychologique peut entrainer stress, anxiété, isolement et parfois des sentiments d’impuissance. « L’avenir de nos nations et de nos communautés repose sur la force collective, la solidarité et la résilience. En soutenant les épouses des FDS, nous construisons non seulement des foyers solides, mais également une société capable de résister aux crises et de prospérer malgré elles », a-t-elle dit.
Ainsi, selon Mme Salifou Safia Moussa, il est urgent de reconnaitre et de soutenir la résilience des épouses des FDS. Pour elle, la résilience n’est pas simplement la capacité à survivre, mais la capacité à se reconstruire, à transformer la douleur en force et à continuer d’espérer malgré l‘adversité. « Construire cette résilience exige un accompagnement psychosocial solide, permettant aux épouses de partager leurs expériences, de se sentir comprises et soutenues, des programmes de formation et autonomisation économique pour renforcer leur indépendance et leur sécurité matérielle, la création de réseaux de solidarité, où chaque femme sait qu’elle n’est pas seule, qu’elle peut compter sur ses pairs et sur des institutions fiables », a-t-elle énuméré.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
