Le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a rencontré hier mercredi 30 septembre 2026 dans la grande salle de réunions dudit Ministère, les gérants de boulangeries. Il s’est agi d’échanger avec ces derniers sur les résultats de l’inspection que l’Agence Nigérienne de Normalisation, de Métrologie et de Certification (ANMC) a menée du 10 au 17 septembre 2026 sur instruction du ministre. La rencontre d’échanges vise aussi à attirer l’attention de ces responsables sur les enjeux liés à la question.
Un an après le contrôle général effectué par l’ANMC et qui a révélé beaucoup de manquements du point de vue de l’hygiène, du poids, des conditions de travail du personnel, de la sécurité et même des documents administratifs, les irrégularités demeurent. A l’époque, 13 boulangeries avaient fait l’objet de fermeture et de suspension pour deux semaines pour pouvoir leur permettre de corriger ces manquements. Aussi, des équipes ont été mises à la disposition de ces boulangeries pour les accompagner en termes de formation et de suivi régulier sur le terrain.

Pour le ministre du Commerce et de l’Industrie, il était important d’apprécier le niveau de mise en conformité, de pérennité et de durabilité des initiatives prises par ces différents responsables pour améliorer leurs services à l’endroit de la population. A un certain moment, a reconnu M. Abdoulaye Seydou, il y avait eu une amélioration constatée par les clients et par la population. Au fur et à mesure, a-t-il expliqué, les uns et les autres se conformaient sous l’accompagnement de l’ANMC, les activités étaient reprises.
Ainsi, a fait savoir le ministre, les résultats de cette nouvelle inspection qui a été portée essentiellement sur les documents administratifs (le registre du commerce, le certificat de salubrité, le carnet de santé du personnel). Le niveau des infrastructures de qualité ou les conditions de la production elle-même, qui ont porté sur l’hygiène des locaux, le nettoyage des équipements de production et aussi le poids moyen de la baguette de pain et bien d’autres, y compris la farine, ont fait ressortir qu’environ 32% des 109 boulangeries qui ont fait l’objet d’inspection ont un taux de conformité supérieur à 66%. « C’est le seuil tolérable du point de vue des normes. 21,11% ont un taux de conformité qui est compris entre 33 et 66% et puis 23,85% ont un taux de conformité inférieur à 33%. Tous ceux qui ont un taux de conformité inférieur à 33% sont dans la zone rouge » a relevé le ministre du Commerce et de l’Industrie précisant que certaines boulangeries étaient en arrêt d’activité ou ont été fermées.
« Notre objectif n’est pas que de sanctionner, mais d’amener les uns et les autres à prendre conscience de la nécessité impérieuse de l’amélioration de leurs activités, d’abord à leur propre profit. Parce que quand vous mettez des services de qualité sur le marché, celui qui en est le premier bénéficiaire, au-delà du consommateur, c’est d’abord vous », a précisé M. Abdoulaye Seydou.
Pour l’instant, a-t-il précisé, il n’y a aucune boulangerie qui a été fermée. Il s’agit pour le Ministère de sensibiliser les responsables ou les propriétaires des boulangeries, qui souvent, ne sont pas forcément imprégnés des conditions de production. « Après ce délai de 72 heures, tous ceux qui seront en deçà du seuil normal de 66 % verront leurs activités purement et simplement suspendues. Pas parce que nous avons le plaisir de le faire, mais parce qu’il y va de l’intérêt des populations et c’est ce qui importe pour nous », a insisté le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
