Rencontre entre les spécialistes en communication des projets sous financement USAID et les Clubs d’ecoute de Maradi et Zinder : Mieux disséminer l’information pour une résilience réussie

Non classé

Le projet Sahel Collaboration Communication, sous financement USAID, a organisé à Maradi le 26 juillet, une session de formation des spécialistes en communication à l’implication des clubs d’écoute dans la production et la dissémination des informations relatives aux interventions et  bonnes pratiques de résilience. Il s’agit d’amener les responsables des 25 clubs d’écoute de la région de Maradi et Zinder et les chargés de communication interne/externe et pour le changement de comportement  des projets USAID tels que Wadata, Girma, TerresEauVie, Kulawa, Jagoranci, SHIGA, Hamzari, Yalwa, à échanger sur les modalités pratiques d’implication des clubs d’écoute dans ces processus de mise à disposition d’informations utiles axées sur la résilience. Dans ce processus, est aussi considéré la prise en compte des mécanismes et approches de suivi et d’évaluation des messages disséminés sur le terrain..

Selon M. Amadou Dan-Kouré, Coordonnateur régional Projet USAID TerresEauVie, leur projet en collaboration avec FUSED, a produit des bulletins météorologiques destinés aux producteurs, mais qui profitent aux intellectuels qui, en leur grande majorité, ne font pas d’activités d’agriculture. « Nous avons réfléchi pour voir comment rendre ces informations utiles au profit de l’agriculteur de nos différentes zones d’intervention. Nous nous sommes réunis avec USAID HAMZARI, avec l’appui de la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’élevage, de l’hydraulique et de l’environnement, pour actualiser ces messages », a-t-il dit. Cela a notamment permis de contextualiser les informations au profit des communes de Guidan Roumdji, Guidan Sori et Chadakori. Il s’agit de traduire les termes en langue locale afin que l’agriculteur puisse comprendre clairement de quoi il est question.  Au-delà de la collaboration avec les radios communautaires, il a fallu trouver un mécanisme pouvant permettre de toucher les communautés n’ayant pas accès à ces fréquences. D’où le choix des clubs d’ecoute. «Ces clubs d’ecoute permettront de mettre à disposition les informations relatives aux techniques culturales et défis environnementaux à ces communautés surtout celles qui n’ont pas accès à la radio» a-t-il soutenu.

Amadou Dan kouré a indiqué qu’ils sont en train de réfléchir sur les mécanismes permettant de rendre ces structures multifonctionnelles pour les aider à mieux partager l’information sur les questions de gouvernance de l’eau, du  foncier et la gestion des risques et catastrophes. En termes de synergie, il a indiqué qu’ils sont en train de travailler avec divers projets financés par l’USAID pour un meilleur impact.

Monsieur Ali Idi Soumaila, club Hadin Kay de Magaria, a largement détaillé le rôle et la responsabilité des clubs d’écoute vis-à-vis de leurs communautés. Pour lui, l’appartenance à un club d’écoute est une lourde responsabilité qui consiste à se transformer en couloir de transmission entre la communauté et le projet porteur du message. « Il s’agit de mieux expliquer aux gens les problèmes auxquels fait face la communauté, les attitudes à adopter pour juguler ces problèmes. Le membre du club doit savoir quel canal suivre pour faire parvenir le message jusqu’aux personnes les plus reculées » a-t-il ajouté. Il a indiqué qu’ils évoluent dans un contexte de changement climatique. Leurs messages ont porté sur l’érosion, la dégradation des terres, l’acquisition des semences améliorées qui s’adaptent au contexte actuel, la régénération naturelle assistée avec l’appui des projets. 

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi