Cette année, l’évaluation a mi-parcours de la campagne est prometteuse pour la région de Dosso
A la direction régionale de l’agriculture de Dosso, les cadres ont entamé la réunion d’évaluation à mi-parcours au 31 août 2025. Au cours de cette rencontre, les techniciens se retrouvent pour discuter du déroulement de la campagne sur tous les aspects, qu’il s’agisse de la pluviométrie, de la phénologie c’est-à-dire l’évolution des cultures, qu’il s’agisse des pressions parasitaires c’est à dire les infestations et les phénomènes exceptionnels : inondation, sécheresse, attaques des ennemis de culture ainsi que la situation des prix sur les marchés. Le mercredi 03 septembre, les cadres de l’agriculture ont effectué une mission terrain consécutive à cette réunion d’évaluation afin de connaître la liste des villages déficitaires provisoires qui sera envoyée pour validation aux autorités.
La présente campagne agricole a démarré dans la région de Dosso à la deuxième décade du mois de mai 2025 et se poursuit normalement. La troisième décade du mois d’août qui vient de s’achever a été marquée par des précipitations faibles à modéré. Ainsi, les cumuls pluviométriques les moins avancés ont été enregistrés à Koré-Maïroua avec 735,5 mm en 30 jours contre 1117,1 mm en 37 jours à Dolé (Gaya). Le cumul minimum, c’est à dire là où il a moins plu, a été enregistré à Dogon Kiria département de Dogondoutchi, avec 252 mm en 21 jours. Le plus grand excédent est de l’ordre de 308,9 mm à Koré Maïroua, contre 689 mm à Dolé. Le plus grand déficit est de l’ordre de moins 729,1 mm à Dolé. Aussi, sur les 68 postes pluviométriques de la région de Dosso, 66 disposent d’anciennes données et sur ces 66 postes, 50 sont excédentaires; c’est-à-dire qu’à cette période, la quantité des pluies obtenues dépasse celle de l’année passée.
A la faveur des précipitations, le développement végétatif des cultures se déroule normalement, selon directeur régional de l’agriculture de Dosso. « Nous avons un début de maturité de mil 2% observé dans les départements de Gaya, Dioundiou, Tibiri et Boboye. Le sorgho est au stade épiaison, le niébé au stade fructification, la floraison pour le fonio et tubérisation pour le manioc.
La situation phytosanitaire est marquée par des infestations d’insectes floricoles dans les départements de Boboye, Dioundiou, Dosso, Gaya, Dogondoutchi, Loga et la commune urbaine de Dosso. A cela s’ajoute le foreur de tige de mil au niveau de Dogondoutchi, loga et dans le Boboye ; de sautereaux à Dogondoutchi sur le mil, de chenille légionnaire sur le maïs et d’oiseaux granivores sur le mil. Sur le plan des intrants, l’Etat et ses partenaires ont octroyé à la région de Dosso 81,15 tonnes de semences toutes espèces confondues pour une couverture de 12 835 ha et 332 ; 8 tonnes d’engrais.
S’agissant de la lutte contre les ennemis des cultures, « toutes les dispositions ont été prises sur fonds propres de l’Etat pour y faire face », a assuré le directeur régional de l’agriculture de Dosso, précisant que des produits phytosanitaires ont été placés à travers la région. Pour ce qui est de la lutte chimique sur le rhyniptia à Dogondoutchi, 500 litres de produits phytosanitaires ont été envoyés pour traiter 2 000 ha, Loga a reçu 100 litres, 400 litres ont été envoyés à Gaya, 100 litres à Tibiri, Boboye et Falmeye seront aussi concernés.
Par rapport à la lutte biologique pour la mineuse d’épis, des dispositions ont été prises pour lutter contre cette chenille. C’est ainsi qu’il a été acquis à partir de Maradi « un être qui se nourrit de ces insectes ». Il a été placé d’importantes quantités de ces bestioles pour sécuriser la production des populations.
En ce qui concerne les phénomènes exceptionnels, M. Ibrahima Moussa a indiqué que la direction de l’agriculture est en train de faire la situation des champs inondés et des zones où il y a eu la sécheresse qui seront ensuite présentés aux autorités pour prise de décision.
En ce qui concerne la situation alimentaire, le directeur régional de l’agriculture de Dosso a notifié qu’on remarque une disponibilité des denrées sur les principaux marchés de la place et une baisse des prix par rapport à l’année passée et par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Pour M. Ibrahima Moussa, cela est dû aux opérations de vente des céréales à prix modérés qui a permis la stabilisation des prix sur le marché organisées par les autorités à travers l’OPVN. Pour le directeur régional de l’agriculture de Dosso, les perspectives de la présente campagne agricole sont passables à bonnes par endroit et on s’attend à une production acceptable dans la région de Dosso. « Aujourd’hui, nous avons dans la région de Dosso une production importante de riz grâce au Programme Grande Irrigation du Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et même la petite irrigation de Falmeye et Boboye », a fait remarquer M. Ibrahima Moussa. Le Directeur régional de l’Agriculture a précisé que c’est le riz local qui est en grande partie consommé par la population, sans oublier les autres céréales, les légumes et autres. C’est pourquoi, il appelle la population « à se réveiller davantage pour produire afin d’atteindre cet objectif de sécurité alimentaire ».
Mahamane Amadou, ONEP Dosso
