Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, a procédé, le mardi 22 septembre 2026, à l’installation du comité technique ad’hoc chargé du suivi de l’application de la réglementation relative à la sécurité routière et au respect de la déontologie en matière des transports au Niger. Composé de différents experts du domaine, ce comité permettra d’améliorer, moderniser et renforcer les réglementations de la sécurité routière afin d’apporter des solutions idoines aux accidents routiers.
À cette occasion, le ministre chargé des Transports a souligné que, dans 99% des cas, les accidents de la route sont causés par l’homme, d’où la nécessité de prendre des dispositions particulières sur ce dernier afin de prévenir et d’éviter ces accidents. Par la suite, le Colonel-major Abdourahamane Amadou a déploré les écarts de conduite de certains conducteurs et des responsables des agences de transport qui accentuent les risques d’accidents. « En respectant les normes, les codes de la route, le temps de repos et toutes les mesures de sécurité à prendre quand on se met au volant, on éviterait beaucoup d’accidents », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, des dispositions sont prises et d’autres sont en cours pour faire face à la situation avec efficacité. « On a déjà commencé le dépistage des conducteurs et on a des médecins formés et qualifiés qui peuvent à la suite d’une visite médicale juger que telle personne peut bel et bien être conducteur de bus de transport de passagers », a-t-il précisé.
De plus, le ministre des Transports a révélé qu’une demande de dépistage automatique de stupéfiants, l’installation de ceintures de sécurité dans les bus passagers, de caméras, de dispositif anti somnolence ainsi que la réglementation de la vitesse de conduite, la visite mécanique des véhicules, la réglementation des horaires de travail sont mis en place. « Toutes ces mesures sont des exigences qu’on fera respecter par ces compagnies », a-t-il soutenu.
Pour la charge de travail, le ministre a souligné que, dorénavant, après 4 heures 30 minutes de route, le conducteur doit se reposer 30 minutes. « Il ne doit pas rouler plus de 9 h par jour ; il a droit à 24 h de repos par semaine et il est invité à informer ses responsables de l’état du bus ou en cas de surcharge », dit-il. Par ailleurs, le Colonel-major Abdourahamane Amadou a notifié qu’en l’absence du respect de ces mesures, des sanctions seront prises contre les personnes impliquées et en fonction de l’infraction. « On a perdu suffisamment d’hommes, de femmes et d’enfants et il y’a des accidents qu’on peut éviter tant avec les bus que les camions de transport de marchandises qui sont très souvent surchargés. Avec le respect de ces mesures, ça nous permettra dès cette année de faire en sorte que le nombre d’accidents diminue », a-t-il mentionné.
Pour sa part, le vice-président dudit comité, M. Amadou Saley Oumarou, a souligné que le comité a pour mission de suivre et évaluer, contrôler les engagements, analyser et proposer de mesures nouvelles en vue de renforcer la sécurité routière. Parmi ces mesures figurent le personnel de premiers secours ou le boîtier de géolocalisation. Le vice-président a également précisé le délai de mise en conformité de toutes les mesures prises avant de lancer un appel à tous les membres pour qu’ils participent activement à la réussite de ce projet et lutter efficacement contre les accidents routiers et les risques liés à ces derniers.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)





