Au cours de la visite
De retour de la Cure Salée 2026 à Ingall, le gouverneur de la région de Tahoua Colonel–major Souleymane Amadou Moussa, a visité, le dimanche 04 octobre 2026, les infrastructures sanitaires vétérinaires et humaines du village d’Adagaye, situé à 70 Km de Tchintabaraden.
Le gouverneur de la région de Tahoua qui conduisait une forte délégation comprenant notamment le secrétaire général adjoint du Gouvernorat de Tahoua, l’administrateur délégué de la Ville de Tahoua, le préfet du département de Tahoua, les responsables régionaux des services ainsi que les FDS et médias, s’est rendu dans ce village pour constater de visu l’état d’avancement des travaux de construction d’une clinique vétérinaire rurale (CVR) dont les travaux avancent normalement.
Selon le directeur régional de l’élevage, cette clinique sera équipée en panneaux solaires, avec une adduction d’eau potable. Deux (2) cliniques de ce type seront construites à l’échelle régionale, à Adagaye et Egwane. Elles visent à rapprocher les éleveurs et agropasteurs des centres vétérinaires pour un meilleur suivi de la santé animale.
Ensuite, le gouverneur et la délégation qui l’accompagne ont visité les différents compartiments du Centre de Santé Intégré (CSI) construit par la population du village d’Adagaye.
En prenant la parole devant la délégation, le responsable du CSI a transmis au premier responsable de la région quelques doléances liées au manque de clôture du CSI et d’une maternité.
Un autre fait qui a attiré l’attention du gouverneur de la région de Tahoua tout au long du trajet, est le déficit fourrager déjà visible sur les aires de pâturage. En effet, ce déficit fourrager est observable sur les voies poreuses à partir d’Ingall, sur la mi-chemin entre Tamaya, Abalak, Tchintabaraden et jusqu’à Taritarkan. La situation est jugée inquiétante, car elle peut précipiter la descente des éleveurs transhumants vers le Sud à la recherche du pâturage.
Autre phénomène observé, c’est le manque total du couvert végétal à certains endroits et cela est dû à une pluviométrie très faible enregistrée dans ces zones. L’on constate également que les mares sont vides, alors que, en temps normal, elles sont pleines d’eau et permettent aux animaux de s’abreuver.
Mais, à l’approche de Taritarkan, on constate un peu de la verdure qui, selon des témoins, ne s’est pas bien développée à cause des faibles précipitations dans la zone. Selon des sources concordantes, certains éleveurs ont déjà anticipé le déstockage de leurs bétails pour être à l’abri d’une situation d’un futur manque de matières sèches.
Il est urgent de prendre des dispositions idoines pour éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs et de lutter contre les phénomènes des feux de brousse et autres incendies.
Tsahirou Abdoua
ONEP Tahoua
