Atelier National de quantification des produits de lutte contre le paludisme : Améliorer la prévision des besoins en antipaludiques et l’accès aux produits et services pharmaceutiques

Société
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Le Programme de lutte contre le Paludisme (PNLP) et la direction de la Pharmacie et de la médecine traditionnelle organisent depuis hier un atelier national de quantification des produits de lutte contre le paludisme. Soutenue financièrement et techniquement par l’USAID, cette rencontre de quatre jours permettra d’améliorer la prévision des besoins en antipaludiques du PNLP et aussi d’améliorer l’accès aux produits et services pharmaceutiques pour les populations. C’est le Secrétaire général du Ministère de la Santé publique, M. Ranaou Abaché qui a présidé l’ouverture des travaux en présence de la Directrice Santé bureau USAID Niger Mme Michelle Russel et de la Coordinatrice du PNLP, Mme Hadiza Jackou.

Les résultats de cet exercice qui regroupe l’ensemble des partenaires intervenant dans la lutte contre le paludisme contribueront à améliorer la gestion de la chaine d’approvisionnement des antipaludiques de 2018 à 2021. A l’ouverture des travaux le Secrétaire général du Ministère de la Santé publique, M. Ranaou Abaché a souligné que le paludisme reste encore la principale cause de morbidité et de mortalité au niveau des formations sanitaires publiques et privées. Au Niger, selon les informations sanitaires, le paludisme constitue 25% des motifs de consultations en période de faible transmission et 80% au moment de la haute transmission  pendant la période hivernale. En effet, il représente 25,6% de toutes les morbidités enregistrées en 2016, soit 3.642.967 cas présumés dont 3.506 cas de décès.

Les enfants de moins de cinq(5) ans et les femmes enceintes constituent les couches les plus vulnérables. Face à ce tableau, la problématique de la disponibilité constante  des intrants de lutte contre le paludisme dans les formations sanitaires reste une préoccupation majeure pour le Ministère de la Santé

publique. Pour le Secrétaire général du Ministère de la Santé publique, les différentes évaluations de la chaine d’approvisionnement, faites par les partenaires et le Ministère ont montré des insuffisances dans les estimations des besoins et la planification desapprovisionnements. De plus, l’insuffisance de coordination dans la gestion des intrants avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers ne permet pas une meilleure gestion  et une utilisation des produits.

Rappelant que la quantification est le processus qui permet l’estimation de la quantité nécessaire d’un produit pour satisfaire les besoins d’approvisionnement, M. Ranaou Abaché a précisé qu’elle permet d’estimer les quantités requises le financementnécessaire pour son achat et son calendrier de livraison afin de garantir un approvisionnement continu au sein d’un programme donné.

Auparavant, la Directrice Santé du bureau USAID Niger, Mme Michelle Russel a  expliqué que l’un des défis majeurs c’est avoir les informations pour la disponibilité des produits dans les formations sanitaires. Elle a parlé des défis qui tournent autour des difficultés pour remonter de données deconsommation et de prise en charge des cas de paludisme. L’objectif de cet exercice est donc de pourvoir disposer des informations qui permettent de les quantifier. L’USAID prend au sérieux la chaine d’approvisionnement des produits de santé. « Nous sommes à la disposition du Gouvernement du Niger et du PNLP pour que les produits soient disponibles à tout moment», a-t-elle indiqué avant de recommander à tous les acteurs de travailler en coordination et en  symbiose pour l’intérêt des populations nigériennes.

Aïssa Abdouaye Alfary(onep)