Campagne de mobilisation et mise en place d’une coalition des acteurs de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle : Vers une synergie d’actions pour le repositionnement de l’alphabétisation

Société
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Le groupe de recherche et d’Action pour le Développement (GRADE) en partenariat avec les acteurs de la société civile pour un plaidoyer en faveur de l’éducation non formelle du Burkina Faso, Mali, Niger et du Tchad ont organisé du 25 mars au 1er avril 2022 à Niamey, une campagne de mobilisation des acteurs et une mise en place d’une coalition des acteurs de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. La clôture de cette 1ère réunion du bureau de la coalition des acteurs de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle a été présidée par le directeur de Grade Africa, Dr Nouhou Abdoul Moumouni.

A la clôture cette 1ère réunion du bureau de la coalition, le président Grade Africa, Dr Nouhou Abdoul Moumouni a rappelé que ce consortium est disposé à faire  la mise en place d’une coalition de sorte que toutes les énergies et toutes les manifestations puissent être prises en compte pour que ce cadre soit fonctionnel. «Il y a des cadres qui ont existé et certainement qu’il y’aura d’autres cadres qui vont suivre mais, concentrons-nous à faire en sorte que le cadre que nous venons de mettre en place soit dynamique et fonctionnel. Le Niger est toujours cité comme exemple dans la création et la mise en place des initiatives ; il y a des gens qui viennent souvent copier sur nous et aller de l’avant et c’est difficile pour nous de maintenir le cap», a-t-il indiqué.

«A la fin de ce projet, il ne sera une réussite que si nous arrivons à mener un plaidoyer en faveur de l’augmentation des ressources domestiques octroyées au secteur et quand nous serons capables de proposer une feuille de route sur le repositionnement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle et inviter en même temps les ministres chargés de l’éducation des pays membres vu le contexte d’insécurité où chaque jour des écoles sont fermées», a ajouté le président Grade Africa. Dr Nouhou Abdoul Moumouni a lancé un appel aux présidents de la COSENF et du conseil consultatif d’inclure et de faire de leur mieux pour que finalement ce cadre mis en place puisse être capable d’intégrer les différentes énergies et de canaliser les différentes ambitions.

Le coordonnateur du partenariat de la société civile pour un plaidoyer en faveur de l’éducation non formelle, Dr Bako Al Moctar a rappelé que ce projet  a pour objectif général d’améliorer l’environnement sous régional dans le sous-secteur de l’éducation non formelle. Ce projet est mis en œuvre dans quatre pays le Niger, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso avec le financement du partenariat mondial pour l’éducation mis en œuvre par quatre structures qui sont basées dans ces pays qui forment un consortium dont l’ONG Grade Africa au Niger et qui est le chef de fil de ce consortium.

«Quand on sait que dans nos pays il y a beaucoup d’enfants et d’adultes qui sont en dehors du système éducatif, l’objectif sera de contribuer à repositionner l’alphabétisation et l’éducation non formelle comme facteur de développement socio-économique» a souligné Dr Bako Al Moctar. Ainsi, ce projet vise à mobiliser tous les acteurs dans le domaine autour de la thématique. Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet, a-t-il ajouté, il est prévu la mise en place de la Coalition de la Société Civile pour l’Education non Formelle dans les 4 pays et qui vas aboutir à la mise en place d’une coalition  internationale.

Au Niger, la campagne de mobilisation couplée à l’atelier ont permis de mettre en place cette coalition qui regroupe les structures de la société civile. Ainsi, à l’issue de l’atelier ayant regroupé aussi bien les acteurs de l’État, les divisionnaires en charge de l’éducation  non formelle de l’alphabétisation que les structures de la société civile de toutes les régions qui sont actives dans ce sous-secteur, un bureau de 9 membres a été mis en place. «C’est le bureau qui va porter de façon conséquente ce plaidoyer pour mobiliser, pour contribuer à rehausser l’enveloppe budgétaire allouée par l’État à ce sous-secteur mais aussi mobiliser plus de ressources destinées à ce sous-secteur», a précisé le coordonnateur du partenariat de la société civile pour un plaidoyer en faveur de l’éducation non formelle.

Rachida Abdou Ibrahim (stagiaire)