Dosso/Agriculture : De belles perspectives pour la campagne agricole dans la région

Société
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La campagne agricole d’hivernage 2020 a démarré au cours de la 3ème décade du  mois d’avril tout comme en 2019. Cette année, c’est 45 villages qui avaient commencé à semer dont 41 villages dans le département de Gaya et 4 villages pour le département de Dosso. Par la suite les semis se sont échelonnés au cours du mois de mai et juin. A la date du 10 juillet, il y avait 1809 villages qui avaient semé, selon le directeur régional de l’agriculture de Dosso M. Mahaman Salissou Baoua Yacouba. Il n’y avait, à la même date, que 22 villages qui n’avaient pas semé dans les départements de Loga  et Dogondoutchi. Ces 22 villages n’ont semé qu’au cours de la 2ème décade de juillet. Ce qui fait qu’au bout de la 2ème décade de juillet, les 1831 villages de la région de Dosso avaient semé.

 

D’autre part, des villages ont procédé à des semis partiels sinon les semis des légumineuses ont continué. Ainsi, à la date du 31 juillet, les 1831 villages de la région avaient totalement semé. En terme de préparatifs de la campagne, la région a reçu de la part de l’Etat et des partenaires des semences d’urgence à hauteur de 1817 tonnes toutes catégories confondues (maïs, sorgho, niébé, arachide) et placées dans les différentes zones déficitaires et ont fait l’objet de distribution auprès des producteurs.

En ce qui concerne les engrais, la région avait démarré avec 708 tonnes a indiqué le directeur régional de l’agriculture de Dosso. Il y avait un reliquat de stock de la CAIMA de l’année passée et des appuis des projets. En ce qui concerne les pesticides, la région disposait de 8105 litres de pesticide et 418 litres fournis par les partenaires ce qui correspondait à une capacité d’intervention de 8450 ha. Il faut noter que la commune rurale de Dankassari a payé 400 litres de pesticide. A cela j’ajoute 10 litres et 8 litres respectivement achetés par Islamic relief et la Croix Rouge. Par ailleurs, une série de formations ont été organisées pour renforcer les capacités des producteurs.

Les stades des cultures les plus avancées à l’heure actuelle vont de la grenaison dans le département de Gaya avec 2% à la levée 21% dans la région. On peut rencontrer aussi des stades de levée avancée qui dominent avec 43% et le tallage. Les autres stades vont de la montaison à la nouaison qu’on rencontre un peu partout dans la région. Par rapport à la situation phytosanitaire, elle est caractérisée par un début d’infestation d’insectes floricoles à Gaya et des attaques de chenilles dans le département de Falmey. Au total, 105 ha ont été infestés par ces ennemis de culture et qui ont fait l’objet de traitement. Actuellement, la région dispose de plus de 7.000 litres de pesticides pour faire face aux éventualités.

Parlant des difficultés dans le démarrage de la campagne M. Mahaman Salissou Baoua a notifié que la région a connu des vents violents qui ont nui aux jeunes pousses de culture par endroits. Il y a aussi les faibles pluies qui ont entrainé par endroits la sécheresse dans différents départements. Ce qui a engendré des ressemis un peu partout.

La situation alimentaire quant à elle est caractérisée globalement par une hausse de prix à l’exception de ceux de l’arachide et du wandzou. Ainis le mil connait une hausse de prix de l’ordre de 49% ; pour le sorgho, la variation est de plus de 24% et autour de 28% pour le maïs. «Malgré les efforts de l’Etat en ce qui concerne la vente de céréales à prix modérés, on constate cette hausse des prix mais l’on espère qu’avec la continuation de ces appuis et la vente des céréales, les prix vont baisser», souligne M. Mahaman Salissou Baoua.

En terme de perspectives, le directeur régional de l’agriculture de Dosso espère que les pluies cette année vont continuer jusqu’en fin septembre voir octobre. Il faut songer dès à présent a-t- il dit à la culture irriguée qui a déjà commencé avec les différentes programmations en cours. Les différentes formations vont aussi suivre. «C’est surtout les conseils qu’il faut prodiguer aux producteurs notamment ceux relatifs à l’utilisation des engrais compte tenu de l’abondance des pluies. Il faut aussi veiller à la surveillance phytosanitaire des cultures ; il s’agit aussi de faire attention et d’approcher les agents de l’agriculture ou des mairies pour signaler les différentes anomalies qu’ils auraient à constater», rappelle M. Mahaman Salissou Baoua.

Pour les zones à risque, 199 villages à risque ont été identifiés dans la région liés à la reprise des semis dus aux vents violents et à la faible pluviométrie enregistrée. Au titre de la région de Dosso, on a un certain nombre de fournisseurs agréés qui ont l’autorisation d’importer et de distribuer les engrais sur l’ensemble de la région mais malheureusement il y a des difficultés. «Les fournisseurs n’arrivent pas à satisfaire les besoins des producteurs d’où un problème assez crucial de manque d’engrais. De l’autre côté, on enregistre des pluies abondantes. Quelques chose doit être fait pour que les producteurs puissent avoir les engrais qu’il faut pour accompagner leur production», déclare le Directeur régional de l’Agriculture. Face à cette situation, M. Mahaman Salissou Baoua conseillent aux producteur d’utiliser de la fumure organique à défaut d’avoir de l’engrais minéral.

Mahamane Amadou ANP-ONEP/Dosso