Forum des parties prenantes au processus électoral sur les élections générales 2020-2021 :«J’en appelle à notre sens de responsabilité à toutes et à tous pour que nos actes et nos comportements individuels et collectifs n’entachent pas la qualité et la crédibilité des élections», lance SEM. Brigi Rafini, Premier ministre, Chef du Gouvernement

Politique
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Un forum de haut niveau sur le processus électoral pour les élections générales 2020-2021 s’est tenu le jeudi 19 novembre dernier à Niamey. C’est le Premier ministre, Chef du Gouvernement SE. Brigi Rafini qui a présidé l’ouverture dudit forum en présence des différents acteurs nationaux ainsi que des partenaires régionaux et internationaux qui accompagnent le Niger. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Premier ministre, Chef du gouvernement a tenu à saluer cette initiative avant d’appeler les différents acteurs à un sens élevé de responsabilité pour que les élections à venir se tiennent dans la paix et en toute transparence. (Lire ci-dessous l’intégralité du discours prononcé par SE. Brigi Rafini.)

«Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;

• Mesdames et Messieurs les Acteurs Politiques ;

• Distingués Chefs Traditionnels et Leaders Religieux ;

• Mesdames et Messieurs les Acteurs de la Société Civile et Personnalités Indépendantes ;

• Distingués Invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et du Gouvernement, de saluer et d’encourager l’initiative du présent Forum des Parties prenantes à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

En effet, ce Forum, en tant qu’espace d’échanges et de dialogue constructif entre Nigériens sur les prochaines consultations électorales, est en cohérence avec l’agenda politique du Gouvernement pour des élections libres et transparentes.

Comme vous le savez, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Issoufou Mahamadou, a toujours fait de la tenue d’élections transparentes et ouvertes son crédo.A maintes occasions, comme lors de son investiture pour son second et dernier mandat, il s’est engagé à ce que le Niger dispose d’institutions fortes, crédibles et stables.De telles institutions ne peuvent exister que dans un environnement politique qui reconnait la primauté de la loi et qui pose l’exigence de tenir des élections conformément à la loi.

C’est un agenda particulièrement important et déterminant pour notre pays. C’est ce à quoi travaille résolument le Gouvernement conformément aux instructions du Président de la République telles qu’il les a réitérées dans son message à la Nation à l’occasion du 61è anniversaire de la proclamation de la République, le 18 décembre 2019, je le cite : «Je réaffirme mon engagement à faire en sorte que les prochaines élections soient libres, démocratiques et transparentes conformément à mon ambition de bâtir des institutions démocratiques, fortes et crédibles, un des axes du Programme de Renaissance du Niger, Fin de citation.

Les élections sont un moyen, sinon le moyen le plus pertinent de légitimation des institutions. Elles sont un des meilleurs indicateurs de l’effectivité de la démocratie. C’est pourquoi, nous avions créé, dans le cadre du Conseil National de Dialogue Politique, les conditions d’un dialogue permanent entre acteurs politiques car comme vous le savez, le dialogue est une modalité de la démocratie.

Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis que le cadre juridique et institutionnel destiné à encadrer les prochaines élections locales, législatives et présidentielle est bien en place.

Je me réjouis de constater que le processus électoral est conduit dans la sérénité et dans le respect des délais légaux. En effet, toutes les institutions en charge de la régulation du processus électoralfonctionnent conformément à la loi, c’est-à-dire en toute indépendance. En d’autres termes, elles fonctionnent sans interférence du Gouvernement ou de tout autre pouvoir.

Qu’il s’agisse de la Cour Constitutionnelle pour l’examen et la validation des dossiers de candidatures aux élections législatives et présidentielle, du Conseil Supérieur de la Communication pour l’accès des partis politiques et candidats aux médias publics et privés ou de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour l’organisation technique et logistique des scrutins, et des Tribunaux de Grande Instancequi ont apprécié et validé les candidatures aux élections municipales et régionales, le dispositif est là avec comme seule boussole : la loi.

La preuve nous est donnée par la CENI qui déroule son chronogramme, dans le respect des délais constitutionnels. A cette date, la CENI est fin prête pour les prochains scrutins.Je me réjouis aussi de constater que le code électoral avait fait l’objet d’un examen minutieux dans le cadre d’un comité ad hoc qui a rassemblé toutes les sensibilités politiques puis au sein du Conseil National de Dialogue Politique avant d’être adopté par l’Assemblée Nationale.

Dans la même foulée, le Niger dispose désormais d’un fichier électoral biométrique qui a fait l’objet d’audit par des experts dépêchés par des Organisations Internationales comme la CEDEAO et l’Organisation Internationale de la Francophonie, et qui ont jugé de sa fiabilité et de sa sincérité.

Je me réjouis enfin que l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 sera une élection très ouverte, avec 30 candidats sur la ligne de départ. En effet, depuis l’ouverture démocratique en 1991, au Niger, c’est la première fois qu’une élection présidentielle mobilise autant de candidats. Il faut s’en féliciter parce que c’est là un signe de la vitalité de notre démocratie, c’est la preuve, s’il en faut, que cette élection présidentielle sera inclusive.

Mesdames et Messieurs,

Je vais conclure mon propos en rappelant qu’à travers ce Forum, il ne s’agit nullement de remettre en cause le dispositif des élections en l’occurrence la loi électorale et les institutions chargées de la gestion du processus électoral.

Il s’agit plutôt pour les différents acteurs politiques, sociaux, les chefs traditionnels et leaders religieux, les acteurs des institutions chargés des élections, les jeunes, les femmes, les journalistes, en somme tous les Nigériens de prendre effectivement conscience des enjeux liés aux élections apaisées, libres et transparentes pour notre pays.

Le Niger est notre bien commun le plus précieux. Notre responsabilité à toutes et à tous est d’accompagner les institutions en charge des élections pour qu’elles accomplissent efficacement leur mission au bénéfice exclusif de notre pays.

A ce stade de mon propos, je rappelle aux partis politiquesde l’opposition que leurparticipation à la CENI tout comme au CNDP est toujours souhaitée, elle est toujours possible.J’en appelle à notre sens de responsabilité à toutes et à tous pour que nos actes et nos comportements individuels et collectifs n’entachent pas la qualité et la crédibilité des élections que la CENI va organiser.

En d’autres termes, il ne faut rien entreprendre qui puisse écorner l’image de marque de notre pays, et sa posture de modèle de démocratie.Je sais compter sur la sagesse qui nous anime pour prendre toute la mesure des enjeux liés à ces élections mais aussi des défis multiformes que notre pays est appelé à relever, en particulier les défis sécuritaires.

En souhaitant de fructueux échanges dans l’intérêt exclusif du Niger et de son peuple et en réitérant mes appréciations aux Nations Unies, à la CEDEAO et à l’Union Européenne, je déclare ouvert le Forum des parties prenantes à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

Je vous remercie.».