Lancement officiel du document de Cartographie des voies de recours et mécanismes des plaintes : Contribuer à la pacification des rapports entre les citoyens et les personnels de sécurité

Société
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Le Médiateur de la République du Niger, Me Ali Sirfi Maiga, a procédé, le vendredi 25 février 2022, au lancement de la cartographie des voies de recours et mécanismes de plaintes ouverts aux citoyens en cas d’inconduite ou d’abus de la part des personnels de sécurité. Il s’agit, à travers cette démarche, de promouvoir la protection et le respect des droits humains par tous les acteurs malgré la complexité du contexte sécuritaire. Cette initiative de l’institution du Médiateur de la République a été concrétisée avec le soutien du centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF).

A cette occasion, le Médiateur de la République du Niger a souligné que le partenariat désormais ancien et fécond entre le DCAF et son institution a abouti, depuis 2018 à l’élaboration d’un grand outil de travail pour les usagers du service public en général et les bénéficiaires des services de sécurité en particulier. Me Ali Sirfi Maiga a indiqué que la sécurité entant que situation de sérénité et de quiétude sociale est aujourd’hui une denrée politique et administrative qui domine la vie. Aussi, a-t-il ajouté «en dominant notre vie elle nous miroite en même temps la nécessité de prévenir, gérer ou résoudre les conflits éventuels entre les agents qui y sont commis et les bénéficiaires de la bonne gouvernance sécuritaire, les citoyens», a-t-il souligné. Il a, à cet effet, notifié que son institution a l’ultime devoir de revoir, analyser et juger la qualité des services publics qui sont offerts aux citoyens, et cela, particulièrement dans le domaine très sensible de la sécurité.

Me Ali Sirfi Maiga a fait savoir que l’institution Médiateur de la République va poursuivre ces initiatives dans le but d’améliorer la qualité des divers services publics, pour la satisfaction de tous les usagers. Aussi a-t-il ajouté, son institution veillera surtout sur les rapports entre les citoyens et les personnels de sécurité, pour les rendre assez souples ou œuvrer pour leur pacification, en cas de malentendus. «Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce qu’il nous reste un petit bout de piste. C’est la question de la vulgarisation de ce document combien important», a déclaré Me Ali Sirfi Maïga

Le Médiateur de la République a, en outre, affirmé que la technicité et la complexité du document imposent une nécessité notamment celle de l’expliquer aux différents acteurs, en termes simples et précis, pour le rendre plus compréhensible, plus opérationnel. C’est qui va selon lui, faciliter son appropriation et son usage constant par les citoyens. D’après Me Ali Sirfi Maiga, il s’agira aussi pour d’autres structures, notamment les associations de défense de droits humains, de se référer à ce document, de l’inscrire dans leurs actions de protection des droits fondamentaux de la personne humaine.

Auparavant, le Coordinateur Résident du DCAF, M. Louis Pasteur Musongera, a dans son allocution, notifié que le centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité mène depuis 2014, plusieurs activités dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance du secteur de la sécurité au Niger. C’est dans ce sens, dit-il, et au regard du contexte sécuritaire qui prévaut au Sahel en général, et particulièrement au Niger, aussi dans le souci de la préservation et la protection des droits humains, le DCAF a appuyé l’institution du Médiateur de la République pour l’élaboration du document de cartographie des voies de recours et mécanismes de plaintes en cas d’abus aux droits humains commis par les membres des forces de défense et de sécurité.

Il a indiqué que ce document a fait l’objet d’une première série de vulgarisations à travers les radios communautaires et la radio publique (La Voix du Sahel) dans les régions sous état d’urgence notamment Diffa, Tahoua et Tillabéry. M. Louis Pasteur Musongera a déclaré que cette première vulgarisation a relevé un intérêt du grand public et motivé le Médiateur ainsi que le DCAF à procéder à la multiplication et la vulgarisation du document au-delà des moyens audio-visuels.

Farida Ibrahim Assoumane(onep)