Table ronde des bailleurs des fonds de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin Toumma (RNN-TT) : Mobiliser les partenaires techniques et financiers pour la conservation et la gestion de cette aire protégée

Economie
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La ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la désertification, Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa, a présidé le mardi 30 novembre 2021, une table ronde des bailleurs des fonds pour la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin Toumma (RNNTT). L’objectif de cette table ronde est de mobiliser les partenaires techniques et financiers du Niger pour la promotion, la conservation et la gestion à long terme de la RNNTT.

Lors de cette rencontre, la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la désertification a précisé que les écosystèmes de notre pays se dégradent de plus en plus du fait des aléas climatiques et des modes inappropriés d’utilisation des ressources naturelles et du milieu. Cela est malheureusement le cas pour la RNNTT, qui regorge d’une biodiversité exceptionnelle et emblématique. Selon Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa de rappeler que la RNNTT abrite la dernière population viable des Addax à l’état naturel. «C’est d’ailleurs, conscient de cette importance que S.E. Bazoum Mohamed en est le Parrain. C’est aussi conscient de cette importance et de l’urgence à préserver et sécuriser la biodiversité de cette réserve que mon département ministériel a signé, le 5 novembre 2018, un accord de partenariat avec Noé, une ONG de droit français, pour une gestion déléguée sur 20 ans de ladite réserve. Avec cette signature, il me semble qu’un autre grand pas vient d’être franchi pour la mobilisation des ressources nécessaires à la préservation et à la gestion durable de cette aire protégée», a expliqué la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la désertification.

Par ailleurs, Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa a apprécié les résultats très encourageants obtenus dans le cadre de la mise en œuvre de la gestion déléguée de la RNNTT. «Grâce à la délégation de gestion, la lutte contre le braconnage s’intensifie et se professionnalise, les gazelles dama semblent être plus nombreuses, de plus en plus de groupes d’addax sont localisés avec des jeunes Individus, autant d’éléments qui prouvent à suffisance qu’il est bien possible de préserver et gérer durablement la faune sahélo-saharienne de la RNNTT. C’est pourquoi, j’ose espérer que la présente table ronde sera l’occasion pour les partenaires que vous êtes, de venir en appui à la mise en œuvre de l’accord de délégation de gestion conclu entre mon ministère et l’ONG Noé. Je voudrais d’ailleurs saisir cette occasion, pour réitérer ma gratitude à l’endroit de l’Agence Française de Développement et de l’Union

Européenne pour leurs appuis précieux à la RNNTT», a-t-elle dit.

Pour sa part, la représentante de l’AFD, Mme Cynthia Mela s’est réjouie que l’AFD soit invitée à nouveau sur cette table ronde qui vise à mobiliser des financements additionnels au profit de la RNNTT. Cette réserve, dit-elle, est l’un des derniers refuges d’une biodiversité extraordinaire qui abrite une faune sauvage saharienne, encore intacte. Pour la représentante de l’AFD, cette

réserve préserve non seulement des ressources naturelles mais aussi une richesse culturelle  et archéologique. «Cette richesse est inestimable et c’est une richesse de préservation du Vivant qui justifie que l’AFD et ses partenaire s’engagent aux côtés de la réserve depuis la signature de l’engagement en 2012 avec le projet antilope sahélo-saharienne qui a permis la création de cette réserve. Ensuite il s’est poursuivi avec un autre partenariat dit ‘’partenariat pour la gestion durable des ressources naturelle de la réserve entre 2013 et 2017 aussi financé par la France via l’AFD et exécuté par l’Ong NOE que je remercie pour son engagement», a déclaré Mme Cynthia Mela.

Située à l’Est du Niger et avec une superficie de 97 000 km², la Réserve Naturelle Nationale de Termit-Tintouma abrite une biodiversité sahélo-saharienne exceptionnelle, unique au niveau mondial. La localisation géographique à cheval sur les milieux sahéliens et sahariens ainsi que la présence du massif et de son réseau hydrique associé, font de cette zone un cadre idéal pour la diversité des espèces.

 Abdoul Aziz Ibrahim et Assad Hamadou(onep)