La table de séance à l’ouverture des travaux
Le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, en collaboration avec le Centre Régional Africain d’Administration du Travail organise, du 12 au 16 janvier 2026 à Niamey, une formation nationale de perfectionnement au profit de vingt-cinq (25) inspecteurs du travail, syndicalistes et médecins du travail sur le thème « inspection du travail à l’ère de l’intelligence artificielle ». L’objectif visé est de renforcer leurs compétences sur les questions majeures liées aux contextes réglementaires et à l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail.
Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier, le secrétaire général du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, M. Dounama Abdou, s’est dit satisfait du choix du Niger pour l’organisation de cet atelier. « C’est une occasion qui nous est donnée d’être outillés afin de rendre les services d’inspection du travail plus intelligents et plus efficaces dans notre pays, à l’ère actuelle où l’intelligence artificielle est omniprésente, transformant à la fois le monde professionnel, la formation et la société », a-t-il ajouté.
M. Dounama Abdou a exhorté les participants à porter une attention soutenue aux communications des experts dans le but de s’approprier non seulement la combinaison du système de gestion des dossiers et données, mais aussi l’utilisation d’outils avancés d’évaluation des risques, basés sur l’exploration de données et l’apprentissage automatique. « Cette formation vous permettra sans aucun doute de bonifier votre savoir-faire sur la nature juridique des nouvelles formes de travail et leurs conséquences en lien avec le thème central », a-t-il indiqué.

Auparavant, le directeur général du Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT), M. Arsène Armand Hien, a souligné que le programme 2026 prévoit la formation de près de 200 administrateurs, inspecteurs du travail et autres acteurs au sein des Etats membres et le Niger est en bonne place. « C’est dire l’ambition du centre de contribuer à la montée en compétences du capital humain au sein des administrations du travail dans un contexte de mutations technologiques », a-t-il dit.
Dans un monde qui va toujours plus vite, a-t-il poursuivi, les défis de l’administration du travail sont immenses en raison des effets potentiels et des mues induits par les phénomènes technologiques dans le monde du travail. Ces phénomènes impactent directement et profondément la nature du travail, son sens, ses modes de structuration et de contrôle, les relations professionnelles, les conditions de travail.
La place et les effets de l’intelligence artificielle dans le monde constituent, selon lui, un enjeu majeur non seulement dans le cadre des relations entre l’humain et la machine, mais aussi pour tout ce qui se rapporte à l’organisation et aux relations de travail collectives et individuelles. « Il est indispensable de travailler à l’anticipation des conséquences du développement de l’IA et les effets induits sur le dialogue social, le chômage technologique, le management algorithmique, les transformations des emplois, les risques professionnels émergents, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée », a soutenu M. Arsène Armand Hien.
Durant cinq (5) jours, les participants à cet atelier seront outillés à détecter plus rapidement les infractions en analysant les risques pour bien assurer la sécurité et la santé au travail. Ils pourront ainsi réduire les approximations, diminuer leurs charges administratives et garantir des inspections plus justes et plus cohérentes.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
