Moustapha Alou
Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a bien voulu réserver sa première audience officielle de cette nouvelle année 2026 à ses compatriotes des secteurs de l’information, de la communication, du numérique et du cinéma qui, par leur abnégation, leur persévérance dans le travail et leur génie créateur, ont été distingués aux niveaux national, continental et international à travers plusieurs trophées.
Au cours de cet entretien à bâtons rompus qui s’était déroulé en présence des membres du CNSP, le Président de la République, Chef de l’Etat, a, une fois encore, et, au surplus, une fois de plus, puisqu’il a développé devant les récipiendaires des sujets sur lesquels il est revenu à maintes occasions, évoqué le rôle voire les missions régaliennes de l’Etat dans le cadre du plein épanouissement de la jeunesse, l’éclosion des talents, la vulgarisation du savoir-faire nigérien, la promotion des énergies et valeurs.
Du reste, tout au long de son immersion dans le Niger profond, il y a un peu plus d’un mois, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a, d’une part, recommandé à une certaine jeunesse de revenir au travail de la terre, d’explorer tous les secteurs d’activité, de bannir toutes les idées préconçues et stéréotypes limitant les initiatives des jeunes, d’où la priorité accordée par l’Etat à la levée des contraintes culturelles, et exhorté les opérateurs économiques et autres porteurs de projets à investir dans les projets porteurs, dans les petites, moyennes et grandes industries, la transformation, l’agro-industrie notamment.
S’agissant du rôle de l’Etat dans l’accompagnement, l’encadrement et la création d’un cadre propice pour l’expression des talents, le Chef de l’Etat a donné aux lauréats, qu’il a reçus samedi dernier, un aperçu clair sur sa vision pour l’émergence des intelligences avant de dessiner la charpente institutionnelle dont l’Etat est la voûte et les Ministères les piliers dans le cadre de la valorisation des initiatives.
Dans sa communication, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani s’est appesanti sur le nécessaire changement de comportement et surtout de l’état d’esprit qui anime une bonne partie de la jeunesse qui voudrait que l’Etat soit l’unique pourvoyeur d’emplois, l’ultime recours dans l’employabilité des jeunes.
D’où, au demeurant, le trop-plein d’espoir que certains jeunes nourrissent quant à la capacité de l’Etat de les absorber dans l’environnement administratif, la fonction publique en termes clairs.
Mais, en vérité, en ce tournant décisif de l’histoire de notre pays, les priorités étant nombreuses, il s’agit pour les jeunes, chacun en ce qui le concerne et selon son choix de métier ou domaine d’activité, de compter d’abord et avant tout sur son propre génie créateur, son abnégation au travail, ses initiatives, son patriotisme et à l’Etat de créer les conditions incitatives pour accompagner les porteurs de projets.
En effet, « Il faut créer un environnement dans lequel les jeunes de tous les horizons auront leur place et bénéficieront de l’appui nécessaire pour mener leurs activités », disait le Chef de l’Etat dans sa Vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère.
Cependant, et le Chef de l’Etat a tenu à le préciser samedi matin, la défense de l’intégrité du territoire national, la sécurité des biens et des personnes, bref le dossier sécuritaire reste et demeure, pour l’heure, la priorité nationale, compte tenu d’un contexte dans lequel notre pays joue la carte de sa survie.
Naturellement, pour le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le dossier sécuritaire, aussi brûlant voire préoccupant soit-il, ne saurait être un pis-aller pour que l’Etat abandonnât ses autres missions sacerdotales telles que celles de veiller à l’épanouissement matériel et intellectuel de la jeunesse ou celle d’assurer le libre développement de la personnalité dans toutes ses dimensions, pourvu que ce droit n’enfreigne pas la loi.
C’est pourquoi, et en définitive, le Président de la République, Chef de l’Etat, fidèle à ses engagements de ne laisser aucun secteur à la traîne, aucune couche sociale en rade, a tenu à rassurer l’assistance quant à sa volonté inébranlable de faire émerger cette jeunesse dégourdie, sans complexe, pleine d’initiatives, qui honore notre pays.
Moustapha Alou (ONEP)
