Dans la semaine du mercredi 28 janvier au mardi 3 février 2026, les céréales, en dehors du riz importé, ont affiché une baisse de 2% pour le sorgho et 1% pour le mil et le maïs. Cette baisse des prix contribue à contenir, de manière modérée, les pressions sur le pouvoir d’achat des ménages. Ces reculs s’expliquent principalement par une offre nationale abondante, la bonne régularité des flux commerciaux internes ainsi qu’une gestion relativement maîtrisée des circuits d’importation.
Le prix moyen national du mil a accusé un léger recul de 1%, le sac de 100 kg passe ainsi de 19 782 FCFA à 19 537 FCFA. Cette évolution s’explique par une disponibilité globalement satisfaisante sur les marchés suivis. À titre illustratif, le sac de 100 kg de mil se négocie autour de 33 000 FCFA à Iférouane et à environ 13 400 FCFA à Maïné-Soroa. À Niamey, les marchés affichent une stabilité relative, avec des prix oscillant entre 19 000 et 21 000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles.

S’agissant du sorgho, le prix moyen national du sac de 100 kg a enregistré un recul de 2% dans la période du mercredi 28 janvier au mardi 3 février 2026. Evalué à 16 984 FCFA avant, il descend à 16 636 FCFA. Dans les zones excédentaires, notamment à Maïné-Soroa, le sac de 100 kg de sorgho se négocie autour de 10 000 FCFA, un niveau particulièrement bas résultant de l’abondance de l’offre locale. A l’inverse, dans les zones enclavées comme Arlit, les prix atteignent parfois 32 000 FCFA. Dans la capitale, le marché du sorgho connait une légère hausse hebdomadaire de 1%, avec des prix qui varient entre 16 000 et 17 000 FCFA pour le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles.
Le marché du maïs enregistre également une baisse des prix. Le prix moyen national du sac de 100 kg établi à 17 047 FCFA précédemment, descend à 16 825 FCFA. Cette situation résulte d’une disponibilité satisfaisante du produit sur les marchés suivis, soutenue par la régularité des flux d’approvisionnement. Dans les régions bien connectées aux circuits transfrontaliers, notamment à Dan Issa et Maradi, la régularité des flux d’approvisionnement contribue à maintenir les prix à des niveaux bas, autour de 11 500 FCFA le sac de 100 kg. À Agadez et Arlit, les contraintes d’acheminement et les coûts élevés se traduisent par des prix nettement supérieurs pouvant atteindre 30 000 FCFA le sac de 100 kg. À Niamey, les marchés du maïs enregistrent une légère hausse hebdomadaire de 1%, avec des prix qui oscillent entre 15 000 et 16 000 FCFA le sac de 100 kg.
Concernant le riz importé, il se distingue par une stabilité de son prix moyen national du sac de 25 kg passant de 11 181 FCFA, à seulement 11 189 FCFA. Sur le plan spatial, l’analyse met en évidence des écarts régionaux de prix compris entre 9 500 FCFA et 13 000 FCFA le sac de 25 kg, reflétant principalement les différences d’accessibilité des zones, les coûts logistiques et le degré d’organisation des circuits commerciaux locaux. À Niamey, le marché du riz importé demeure stable, avec des prix qui se situent entre 10 500 et 11 000 FCFA le sac de 25 kg selon les marchés.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
(Source : SIMA)
