Étalage de produits horticoles sur un marché de la place ...
Au cours de la semaine, la tendance des prix sur les marchés agricoles est marquée par des ajustements contrastés, reflétant principalement les niveaux d’approvisionnement observés pour chaque produit. Des baisses de prix sont enregistrées pour la tomate (-9 %), la courge (-5 %), ainsi que pour le poivron frais et la pomme de terre (-2 % chacun). Ces diminutions s’expliquent par un état d’approvisionnement jugé satisfaisant, avec des volumes disponibles suffisants pour répondre à la demande sur les marchés suivis.
Cependant, des hausses modérées ont été observées pour le chou pommé (+4 %), et la datte comme l’orange (+1% chacun), traduisant des ajustements ponctuels liés à une disponibilité plus resserrée sur certains marchés. La banane et le citron demeurent globalement stables, reflétant un équilibre relatif entre l’offre et la demande à l’échelle nationale. En glissement annuel, les tendances restent contrastées et traduisent les spécificités saisonnières propres à chaque filière horticole. Des hausses notables sont observées pour le poivron frais (+14 %), l’orange (+5 %) et la banane (+3 %), indiquant une offre structurellement plus contrainte durant cette période. À l’inverse, plusieurs produits affichent des replis annuels significatifs, notamment la datte (-32 %), la pomme de terre (-25 %), la courge (-10 %), le citron (-3 %), le chou pommé (-2 %) et la tomate fraîche (-1 %). Ces tendances traduisent une intensification de l’offre saisonnière et une amélioration notable de la disponibilité des produits sur les marchés. Cette dynamique des prix devrait se maintenir jusqu’au seuil du Ramadân ; car la saison froide stimule la production maraîchère, entraînant une amélioration progressive des disponibilités sur les marchés et un assouplissement potentiel des pressions sur les prix.

D’après le bulletin hebdomadaire n°682 de la semaine du mercredi 28 janvier au mardi 03 février 2026, au cours de la semaine sous revue, le prix moyen national de la banane est demeuré stable, s’établissant à 913 FCFA/kg. Cette stabilité est soutenue par une offre régulière et suffisante sur les marchés, combinée à une demande globalement constante, limitant toute pression significative sur les prix. L’analyse spatiale met en évidence de fortes disparités régionales, étroitement liées au niveau de production et de disponibilité locale. Dans les zones de forte production, notamment à Maradi, les prix restent particulièrement bas, autour de 500 FCFA/kg, traduisant une abondance de l’offre. À l’inverse, dans les zones éloignées et faiblement approvisionnées, telles qu’Agadez, la rareté relative du produit se traduit par des niveaux de prix élevés, pouvant atteindre 1 250 FCFA/kg. En glissement annuel, le prix moyen national de la banane enregistre une hausse modérée de 3 % par rapport à la même période en 2025, reflétant une disponibilité légèrement plus contrainte à l’échelle annuelle.
Le prix moyen national de la datte, précise le bulletin, a enregistré une légère hausse de 1 %, pour s’établir à 608 FCFA/kg. Cette évolution s’explique principalement par une augmentation progressive de la demande, dans un contexte où l’offre demeure globalement stable sur les marchés durant cette période. L’analyse spatiale, met en évidence de fortes disparités régionales. Dans les zones relativement bien approvisionnées, notamment Agadez, la régularité de l’offre permet de maintenir les prix à des niveaux bas, autour de 400 FCFA/kg. En revanche, dans les zones davantage dépendantes des flux commerciaux externes, à l’image de Dosso, la pression de la demande sur des volumes disponibles limités se traduit par des niveaux de prix élevés, pouvant atteindre 950 FCFA/kg. En glissement annuel, le prix moyen national de la datte enregistre une baisse marquée de 32 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution, traduit une disponibilité saisonnière globalement satisfaisante et une offre abondante à l’échelle nationale qui continue de contenir les prix malgré la reprise progressive de la demande.
D’après ce document, durant cette semaine, le prix moyen national du citron est demeuré globalement stable, s’établissant à 583 FCFA/kg. Cette stabilité s’explique par un équilibre relatif entre l’offre et la demande observé sur l’ensemble des marchés suivis. L’analyse spatiale met en évidence des disparités régionales marquées, étroitement liées aux niveaux de disponibilité locale. Dans les zones productrices et relativement bien approvisionnées, notamment Tillabéri, les prix restent contenus autour de 428 FCFA/kg. À l’inverse, dans les zones dépendantes d’approvisionnements irréguliers, telles qu’Agadez, la rareté relative du produit se traduit par des niveaux de prix plus élevés, pouvant atteindre 800 FCFA/kg. En glissement annuel, le prix moyen national du citron enregistre un recul modéré de 3 % par rapport à la même période en 2025.
Au cours de la semaine sous revue on observe que le prix moyen national de l’orange a enregistré une légère hausse de 1 %, pour s’établir à 410 FCFA/kg. Cette évolution modérée traduit une contraction relative de l’offre sur certains marchés, dans un contexte de demande demeurant soutenue. L’analyse spatiale met en évidence des écarts régionaux marqués. Dans la région de Zinder, un prix plancher de 250 FCFA/kg reflète une offre localement abondante, soutenue par une bonne organisation des circuits de distribution. À l’inverse, dans la région d’Agadez, le prix plafond atteint 750 FCFA/kg, traduisant une disponibilité plus limitée et des tensions localisées sur l’offre. En glissement annuel, le prix moyen national de l’orange enregistre une hausse modérée de 5 % par rapport à la même période de 2025.
Le prix moyen national du chou pommé poursuit ce document, a enregistré une hausse de 4 %, pour s’établir à 244 FCFA/kg. Cette évolution s’explique principalement par une offre limitée sur les marchés, l’analyse spatiale met en évidence de fortes disparités régionales. Dans les zones relativement bien approvisionnées, notamment Harobanda (Niamey), le prix plancher de 105 FCFA/kg traduit une bonne fluidité des circuits de distribution et une disponibilité locale satisfaisante. En revanche, dans les zones à approvisionnement plus contraint, telles que Diffa, le prix plafond atteint 600 FCFA/kg, reflétant une offre restreinte, combinée à des contraintes logistiques persistantes. En glissement annuel, le prix moyen national du chou pommé affiche toutefois une baisse de 2 % par rapport à la même période en 2025, indiquant une disponibilité globalement meilleure qu’à la même période de l’année précédente, malgré les tensions observées à court terme.
Le SIMA ajoute qu’au cours de cette semaine, le prix moyen national de la courge a baissé de 5% pour s’établir à 202 FCFA/kg, sous l’effet d’une période de récolte favorable, entrainant une présence accrue face à une demande relativement stable. L’analyse spatiale met en évidence des disparités régionales marquées : à Katako/Niamey, où l’offre locale est abondante et les circuits d’approvisionnement bien structurés, le prix plancher est observé à 113 FCFA/kg, tandis que dans la région de Diffa, le prix plafond atteint 400 FCFA/kg, en lien avec une offre restreinte et des coûts logistiques plus élevés. En glissement annuel, le prix moyen national de la courge recule de 10 % par rapport à la même période en 2025.
Le prix moyen national du poivron frais, indique le bulletin de la semaine n°682, a reculé de 2 %, pour s’établir à 655 FCFA/kg. Cette tendance baissière s’explique par une bonne disponibilité du produit sur les marchés suivis, soutenue par une offre globalement satisfaisante. L’analyse spatiale met en évidence de fortes disparités régionales. Dans les zones bien approvisionnées, notamment Niamey, le prix plancher de 400 FCFA/kg reflète une abondance de l’offre et une bonne structuration des circuits de commercialisation.
À l’inverse, dans les zones à approvisionnement plus contraint, telles que Dosso, le prix plafond atteint 1 200 FCFA/kg, traduisant des tensions ponctuelles liées à une offre limitée face à une demande soutenue. En glissement annuel, le prix du poivron frais enregistre une hausse marquée de 14 % par rapport à la même période en 2025, révélant une offre structurellement plus contrainte à l’échelle annuelle, malgré l’amélioration observée à court terme.
Selon la même source, le prix moyen national de la pomme de terre s’est établi à 507 FCFA/kg, en baisse de 2% par rapport à la semaine précédente, en raison de l’amélioration de l’offre sur les marchés suivis. L’analyse spatiale met en évidence des disparités régionales notables : A Agadez, le prix plancher de 400 FCFA/kg traduit une offre suffisante et régulière, tandis que dans la région de Dosso, le prix plafond atteint 650 FCFA/kg, en lien avec une disponibilité plus limitée et des volumes insuffisants pour couvrir pleinement la demande locale. En glissement annuel, le prix moyen national de la pomme de terre recule fortement de 25 % par rapport à la même période en 2025, traduisant une amélioration structurelle de la disponibilité et une meilleure fluidité des échanges sur l’ensemble des marchés.
Ce document ajoute que l’offre de la tomate fraîche s’est nettement améliorée, entraînant une baisse hebdomadaire significative de 9% du prix moyen national qui s’établit désormais à 402 FCFA/kg. Cette détente des prix reflète une augmentation des volumes disponibles sur les marchés, consécutive à une meilleure disponibilité saisonnière. L’analyse spatiale met en évidence des disparités régionales marquées. À Harobanda (Niamey), où l’offre locale est abondante et les flux d’approvisionnement réguliers, le prix plancher de 217 FCFA/kg traduit une bonne couverture du marché et une disponibilité satisfaisante. En revanche, dans les zones éloignées des principaux bassins de production, notamment Agadez, le prix plafond atteint 1 250 FCFA/kg, reflétant une offre fortement contrainte face à une demande soutenue, malgré la baisse observée au niveau national. En glissement annuel, le prix moyen national de la tomate fraîche enregistre une légère baisse de 1 % par rapport à la même période en 2025.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
(Source: SIMA)
