Photo de famille des participants au lancement autour du ministre des Transports
Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, a présidé, le samedi 14 février 2026 à Niamey, le lancement des activités de l’ONG Sécurité Routière ‘‘Baní fondo si kou/Hanyar lafiya ba ta da nisa‘’. C’était lors d’une cérémonie solennelle marquée par l’engagement citoyen de cette ONG et qui a enregistré la présence de membres du gouvernement et d’un ancien président de la République.
Dans ses propos préliminaires, le ministre des Transports et de l’Aviation Civile a rappelé l’ampleur du défi que représentent les accidents de la circulation au Niger. « En 2024, notre pays a enregistré 8 019 accidents corporels ayant entraîné 1 106 décès, 4 272 blessés graves, 8 801 blessés légers, soit 4,5% par rapport à 2023 », a-t-il indiqué. La communauté internationale, a poursuivi le ministre, a mis en place des cadres ambitieux, notamment la Décennie d’Action pour la Sécurité Routière 2021-2030 visant à réduire d’au moins 50% le nombre de décès et de blessures. A l’échelle continentale, a-t-il dit, l’Union Africaine a institué, adopté et mis en place l’Observatoire Africain de la Sécurité Routière.
Le Colonel-major Abdourahamane Amadou a souligné qu’au plan national, le Gouvernement du Niger ne ménage aucun effort pour inverser durablement la tendance. « Conformément à la directive communautaire de l’UEMOA, le Gouvernement a créé I’ANISER, chargée d’élaborer et de mettre en œuvre la politique nationale de sécurité routière », a-t-il annoncé , en ajoutant que les principales causes des accidents de la route sont l’excès de vitesse, le non-respect de la signalisation, le refus de priorité, le dépassement dangereux, l’usage du téléphone au volant, le non-port de la ceinture ou du casque, la surcharge des véhicules, entre autres.
Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile a saisi le moment pour alerter sur les risques encourus par les usagers des routes. « Chaque jour, des vies sont brisées sur nos routes ; excès de vitesse, surcharge, téléphone au volant… Ces comportements tuent. Respecter les règles, c’est protéger votre vie et celle des autres. Sur la route, la discipline sauve », a-t-il plaidé, avant d’appeler les jeunes à porter leurs casques et à éviter de dépasser les limites de vitesse autorisées sur les voies.
Le Colonel-major Abdourahamane Amadou a aussi annoncé que le gouvernement renforcera les contrôles, modernisera les équipements, et appliquera les sanctions avec fermeté. « Nous faisons de l’année 2026 une année de discipline routière, avec des actions permanentes de prévention, de sensibilisation, de contrôle et de formation. Notre objectif est de réduire de 30% le nombre de personnes tuées, 50% le nombre d’accidents, et atteindre 100% de port du casque homologué sur tout le territoire », a-t-il expliqué.
Pour sa part, le président du Bureau Exécutif National de l’ONG Sécurité Routière ‘’Bani Fondo Si kou ‘’, M. Ousseini Koudize, a affirmé qu’en cette ère de Refondation, la sécurité routière doit être une priorité nationale et non une option. Les accidents de la circulation, a-t-il insisté, fragilisent le capital humain. Selon lui, la cible prioritaire de son ONG demeure les titulaires du permis de conduire qui méconnaissent néanmoins les règles de la circulation routière, ainsi que les cyclistes et les jeunes motocyclistes souvent non détenteurs du permis de catégorie, grâce notamment au projet « A l’Auto-Ecole ». A travers des mises en scène, les automobilistes, motocyclistes, cyclistes et le grand public vont revisiter ou découvrir le code de la route », a-t-il déclaré. L’ONG ‘’Bani fondo si kou / Hanyar lafiya ba ta da nisa ‘’, a déclaré M. Ousseini Koudize, reste « fermement convaincue que c’est par l’alliance de la sensibilisation pédagogique et de la fermeté de la loi » que les routes seront des chemins de vie, et non des sentiers.
Hafissatou Mounkaila (Stagiaire)
