Moustapha Alou
Dans sa vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, considère la valorisation des richesses culturelles, la vulgarisation des pratiques culturelles, la défense de nos réalités socioculturelles comme des vecteurs de la promotion d’un changement de mentalités.
Toutes les grandes rencontres culturelles organisées dans notre pays s’inscrivent dans cette vision du Président de la République, Chef de l’Etat.
C’est le cas du Festival Dokin Iska Dan Hilingué qui s’est achevé hier, dimanche 15 février 2026, à Filingué.
Institutionnalisé depuis octobre 2025, ce festival constitue un évènement important mettant en valeur l’histoire du Niger à travers le cheval.
Le festival Dokin Iska Dan Hilingué promeut non seulement le cheval mais aussi la cohésion sociale, l’unité nationale et la paix dans notre pays.
Trois jours durant, dans une communion des cœurs et des esprits, les festivaliers, venus de toutes les régions du pays voire de la sous-région, ont rivalisé d’ardeur dans une compétition mettant en relief le cheval.
Toujours dans le cadre de la valorisation de la culture, une forte délégation nigérienne, conduite par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine était à Amdjarass, une localité située à plus de mille (1 000) km de N’Djamena, la capitale Tchadienne, pour participer à la 6è édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FICSA).
Aujourd’hui, le FICSA s’affirme comme un véritable instrument de promotion de la paix et de la cohésion sociale entre les peuples du Sahara et du Sahel.
D’ailleurs, au-delà du Niger, pays invité d’honneur, la dimension sahélienne de ce grand rendez-vous s’est illustrée cette année par la présence des deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le Mali et le Burkina Faso.
« Le Sahara n’est pas seulement un territoire de sable et de silence, il est porteur de mémoire, de savoirs, de croyances et de formes d’expression qui ont traversé les siècles. Ce que nous célébrons ici dépasse le cadre d’un festival : nous célébrons des identités vivantes, des patrimoines transmis, des gestes quotidiens devenus cultures et des paroles devenues histoires », a déclaré la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, en prenant la parole au nom du Niger.
C’est donc dans un esprit d’ouverture, de partage et d’échange que s’est tenue cette 6è édition du FICSA qui offre à l’Afrique et au reste du monde une tribune précieuse pour rappeler que le Sahara et le Sahel ne sont pas uniquement des espaces de vulnérabilités, mais aussi de créativité, de génie humain et d’espérance comme l’a rappelé le ministre Burkinabè de la Culture.
La 6è édition du FICSA est intervenue deux mois après la mémorable organisation de la 17è édition du Festival de l’Aïr à Iferouāne, au cœur du majestueux massif de l’Aïr, entre dunes dorées et montagnes bleutées.
Du 5 au 7 décembre 2025, en effet, Iferouāne a accueilli le Premier ministre du Tchad, pays invité d’honneur et plusieurs délégations africaines dont celles de l’AES.
Plusieurs troupes artistiques venues des huit régions de notre pays, du Tchad et des pays amis, notamment, ont convergé à Iferouāne pour célébrer la diversité culturelle.
En lançant les activités de cette 17è édition, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zéine avait précisé qu’au-delà de l’esprit festif et de réjouissance, le festival de l’Aïr est un grand rendez-vous des Nigériens de toutes les régions pour parler de la paix et de sa consolidation mais aussi valoriser le patrimoine culturel et l’artisanat nigérien afin d’en faire le socle de l’indépendance nationale et de visibilité dans le concert des Nations.
Moustapha Alou (ONEP)
