Les autorités lors de la cérémonie de baptême de la rue Tondo Djalley
Le président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), a présidé, le 17 février 2026, la cérémonie du baptême de la Rue Tondo Djalley, au rond-point grand Hôtel. Cette initiative vise à rendre hommage à ce citoyen qui a consacré sa vie à la nation. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités administratives et locales, des amis proches et membres de la famille de l’illustre disparu.
A cette circonstance, le Président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), également chef de canton de Sinder, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a rappelé que Sinder a été fondé par un marabout visionnaire du nom de Tondo Djalley. La reconnaissance de ce visionnaire à travers la rue qui porte son nom, dit-il, est un geste de reconnaissance rendu à la mémoire collective, aux racines et à l’héritage précieux légué par nos ancêtres.

Dr Mamoudou Harouna Djingarey a indiqué que Sinder est une terre de dignité et de résistance et qu’il fut parmi les premiers à faire face à l’occupation étrangère. « Nos ancêtres, avec à leur tête Amirou Atikou Mahamadou, se sont battus avec bravoure pour préserver leur liberté, leur honneur et leur identité », a-t-il souligné. Aujourd’hui, dit-il, en inscrivant le nom de Tondo Djalley dans l’espace public de la capitale, la nation reconnait la contribution de Sinder à l’histoire du Niger. Elle honore non seulement un homme, mais aussi une lignée, une tradition et un peuple attaché à ses valeurs.
« Au nom de la chefferie traditionnelle et à l’ensemble des fils et filles du canton de Sinder, je tiens à exprimer notre profonde gratitude aux autorités de la République. Nous saluons leur engagement en faveur de la valorisation de notre histoire nationale et de la réhabilitation de nos figures historiques emblématiques. Nous prenons l’engagement solennel de préserver l’honneur attaché à Djalley », a déclaré Dr Mamoudou Harouna Djingarey.
Par ailleurs, M. Saidou Abdoulkarimou, enseignant chercheur à l’Université de Tillabéri, a indiqué que les habitants de Sinder, des Wogo Sonrai, sont des musulmans originaires de Wogu, au Mali. Au XIXè siècle, a-t-il dit, des explorateurs et des missionnaires européens ont sillonné les villages de la vallée du fleuve et ont laissé des témoignages sur la richesse et la prospérité de Sinder qui abritait le plus grand marché de céréales du Liptako Gourma. « Sinder jouait un rôle de premier plan dans l’économie du cercle de Tillabéri à cause de ses îles fertiles. Les colons le nommèrent Grenier à Riz », a-t-il conclu.
Rabi I. Guero (ONEP)
