Moustapha Alou
Loin du confort feutré des bureaux de la capitale et loin du folklore habituel des missions présidentielles classiques à l’intérieur du pays dont les populations sont habituées, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, avait effectué une immersion de deux semaines dans le Niger profond à travers un parcours de 4 080 km de route.
Au cours de son dernier entretien radiotélévisé, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani est largement revenu sur, d’abord, les raisons de cette tournée dans le Niger profond, ensuite sur les sentiments qui l’animent au sortir de ce long mais non moins passionnant périple et, enfin, sur les enseignements qu’il a tirés au contact avec les populations des huit régions de notre pays dont il a la lourde responsabilité de conduire les destinées.
Tout au long de cet époustouflant parcours, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a pris le pouls de la Nation, échangé avec les hommes, les femmes, les enfants voire les petits enfants, la jeunesse, les représentants des autres couches socioprofessionnelles, conversé avec les agriculteurs, les éleveurs, les responsables et exploitants des périmètres irrigués, bref les producteurs, les consommateurs, les responsables administratifs, les leaders coutumiers et religieux.
Le Chef Suprême des Armées a également félicité l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour tous les sacrifices consentis avant de les sensibiliser afin qu’elles puissent faire face à toutes sortes de menaces car l’ennemi, perfide et sournois, est prêt à utiliser tous les moyens, même les plus abjects, pour atteindre ses funestes objectifs.
Au fil des jours de sa mission de deux semaines dans le Niger profond, ponctués de grands rassemblements populaires dans les chefs-lieux de région particulièrement, le Président de la République, Chef de l’Etat, a abordé plusieurs thèmes intéressant la vie de la Nation d’une part et des sujets spécifiques aux réalités de chaque région d’autre part.
C’est ainsi que le patriotisme, l’industrialisation, le développement des petites et moyennes entreprises, le travail, le travail de la terre, l’exploitation de toutes les potentialités agricoles, la souveraineté alimentaire, la souveraineté sur nos ressources du sol et du sous-sol, l’exploitation de l’uranium et du pétrole notamment, l’approvisionnement en eau potable des populations et du cheptel, la grande irrigation, la participation nationale au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, la construction et la réhabilitation des infrastructures routières, l’éducation, l’enseignement professionnel et technique, l’employabilité des jeunes, la santé, nos relations avec le reste du monde, la marche de la Confédération des Etats du Sahel (AES), l’histoire glorieuse de notre pays, le combat mené par les figures historiques contre la pénétration coloniale et la colonisation, ont été abordés par le Chef de l’Etat face à des populations venues massivement aux rassemblements.
Dans chaque région, le Chef de l’Etat a fait de grandes annonces qui, réalisme et pragmatisme obligent, ont été suivies de matérialisation immédiate pour certaines, c’est le cas de la route Farié-Téra et l’approvisionnement en eau potable de la ville de Téra, à court et moyen termes pour d’autres à l’instar de l’approvisionnement en eau potable de la Ville de Zinder, Mirriah et 14 autres villages environnants, l’installation d’une unité industrielle à Maradi.
Et maintenant, qu’est ce que le Président de la République, Chef de l’Etat, retient de cette tournée nationale et quels enseignements en tire-t-il ?
Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a dit « Nous avons vu un peuple prêt au combat, un peuple résilient pour qui cette résilience n’est que le symptôme de ce qu’il est capable d’accomplir encore ».
« Le peuple nigérien a compris qu’une autre voie est possible. Et, c’est cette voie que nous proposons à l’ensemble des Nigériens. Nous avons trouvé un peuple qui a accepté cette proposition et qui est déterminé à aller jusqu’au bout. Nous avons, comme je l’ai dit, pris des préoccupations auxquelles nous nous sommes attelés à donner des réponses », a-t-il conclu.
Moustapha Alou (ONEP)
