M. Abdoulaye Alassane procédant au lancement du PANB-PF 2026-2030
Le secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, M. Abdoulaye Alassane, a procédé, le mardi 24 février 2026 à Niamey, au lancement de l’élaboration du Plan d’Action National Budgétisé de la Planification Familiale (PANB-PF) 2026-2030. Il s’agit de consolider les acquis, d’analyser les défis persistants et de définir les orientations stratégiques, réalistes et adaptées au contexte national.
Le secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a souligné que la planification familiale constitue un levier stratégique majeur pour l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la réduction de la mortalité et la promotion du bien-être des populations. « Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une population majoritairement jeune, elle représente une intervention prioritaire pour répondre aux besoins de santé reproductive et garantir un avenir plus sain aux femmes, aux enfants et aux familles ainsi que pour le développement socio-économique de notre pays », a-t-il ajouté.
Elle contribue à la mise en œuvre des politiques nationales de santé et de population, au développement socio-économique du pays et à l’atteinte des objectifs de développement durable. « Au cours de ces dernières années, grâce à l’engagement du gouvernement, à l’appui constant de nos partenaires et à la mobilisation des communautés, des progrès notables ont été réalisés : augmentation du taux de prévalence contraceptive, amélioration de la disponibilité des méthodes modernes, renforcement des capacités des prestataires et meilleure intégration des services », a-t-il rappelé.

Toutefois, a-t-il poursuivi, des défis majeurs subsistent en matière de couverture, de qualité des services, de financement durable, de coordination des interventions et de lutte contre les barrières socioculturelles. C’est pourquoi, le nouveau PANB/PF 2026-2030 « devra être aligné sur les priorités nationales et les orientations stratégiques du secteur de la santé ; fondé sur des données probantes issues des évaluations et analyses récentes ; budgétisé de manière réaliste, en tenant compte des ressources disponibles et mobilisables ; inclusif et participatif, intégrant les contributions de tous les acteurs , y compris les jeunes et les communautés ; orienté vers les résultats, avec des indicateurs clairs et un mécanisme de suivi-évaluation performant », a indiqué le secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.
M. Abdoulaye Alassane a précisé qu’investir dans la planification familiale, c’est investir dans la santé, l’éducation, l’économie et dans l’avenir. « Le processus que nous lançons devra être conduit avec rigueur méthodologique, esprit de collaboration et sens élevé de responsabilité. Nous réaffirmons notre engagement à garantir à chaque femme, homme et jeune au Niger, le droit d’accéder à des services de planification familiale de qualité, sûrs et respectueux », a-t-il souligné.
Auparavant, la directrice de la planification familiale, Mme Guédé Salamatou Issa, a fait savoir que la planification familiale n’est pas seulement une question de santé publique, c’est un levier de développement économique, un pilier de l’autonomisation des femmes et une garantie de bien-être des familles, en l’occurrence celui de la mère et de l’enfant. « Ce nouveau plan que nous commençons à bâtir ensemble doit être ambitieux pour répondre aux besoins non satisfaits de nos populations les plus vulnérables … Durant les jours à venir, votre expertise et votre créativité seront nos meilleurs atouts. Je vous encourage à bousculer les idées reçues et à proposer des solutions innovantes, notamment en matière de la sécurisation en produits contraceptifs, de sensibilisation numérique, de la recherche et de la pérennisation des financements domestiques. Planifier, ce n’est pas seulement prédire l’avenir ; c’est le rendre possible », a-t-elle déclaré.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
