Après des semaines de menaces, d’intimidation et de négociations sous pression, les États Unis et Israël ont lancé, le samedi 28 février dernier, une attaque coordonnée contre la République Islamique d’Iran, déclenchant ainsi un conflit qui risque de durer et de déstabiliser toute la région du Moyen Orient. Cela, parce que l’Iran n’est pas une république bananière avec des dirigeants pantins. C’est une vieille civilisation, un État fort et surtout une République Islamique dirigée selon les lois islamiques.
Cette guerre injuste et stupide imposée à l’Iran, va coûter cher à toute la région. Elle relève surtout la bêtise des États du Golfe qui se sont laissés manipuler des décennies durant par la propagande mensongère anti-iranienne et pro-israélienne. Cette propagande qui a toujours présenté l’Iran, un pays musulman, faut-il insister, comme étant un danger et un ennemi pour eux.
La conséquence de cette naïveté est que ces pays se sont laissés occuper par des bases américaines pour une illusoire protection. En réalité, ces bases sont là, beaucoup plus pour les contrôler que pour les protéger. Et cette guerre stupide est en train de prouver que les États Unis ne peuvent aucunement protéger ces pays. Pour preuve, la première chose que Trump avait faite était de retirer l’essentiel de ses soldats des différentes bases, démontrant ainsi, pour les personnes douées de raison, que les bases américaines ne peuvent pas se protéger elles-mêmes à plus forte raison protéger ces pays.
Aujourd’hui, ce sont ces Etats du Golfe arabo-persique qui payent le prix fort de leur crédulité. Leurs infrastructures (ports, aéroports) notamment celles utilisées par les Américains sont littéralement bombardées, sans compter les dégâts collatéraux. Leurs économies florissantes prendront certainement un coup. Mieux encore, les Américains ont demandé à leurs ressortissants de quitter ces pays. Comme quoi, lorsqu’on signe un pacte avec le diable, on finit toujours par le payer au prix fort.
Cette guerre en plus d’être irrationnelle, est une guerre dirigée contre l’Islam et les musulmans. Les propagandistes occidentaux ont beau chercher à masquer cette réalité qui, pourtant, émerge toujours de leur propre subconscient. En effet, les initiateurs de cette folie n’ont jamais caché leur intime et profond dessein qui est d’empêcher la République islamique d’avoir une bombe nucléaire. Pourtant, l’Iran avait, par le passé, fait preuve de sa bonne foi en acceptant les visites de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) sur ses installations et en signant un accord sur son programme nucléaire. Un accord que Trump a remis en cause.
L’Iran est attaqué parce que les Etats Unis, Israël et l’Occident ne veulent pas qu’un pays musulman dans cette zone ait la bombe atomique, parce que cela rééquilibrera les forces face à l’Etat hébreu, proxy des USA et de l’Occident au Moyen Orient. L’Iran est attaqué parce qu’il est le seul pays du Moyen Orient qui a su construire une autonomie stratégique et politique vis-à-vis de l’Occident. Pete Hegseth, le Secrétaire d’Etat à la Guerre des Etats Unis l’a confirmé, le lundi 02 mars, au cours d’une conférence de presse. L’objectif de la mission est, dit-il, de « réduire l’ennemi (l’Iran s’entend) à néant ».
Mais l’Iran a le droit de se défendre, de protéger son peuple et sa dignité. La République Islamique le fait si bien. Et, ce n’est pas un Trump empêtré dans le dossier Epstein et un Netanyahu, auteur du génocide de Gaza, qui donneront des leçons de morale aux Mollahs de Téhéran. Malheureusement, cette guerre injuste et stupide risque de durer et tout le monde en paiera les frais.
En définitive, cette guerre relève une fois de plus, la perfidie de l’Occident qui, dans la littérature, prétend défendre la dignité humaine, mais qui, dans les faits, n’éprouve aucun respect pour l’humain. Sinon, comment s’enorgueillir et clamer publiquement de la satisfaction pour l’assassinat des dirigeants d’un pays, fut-il un adversaire ? Il s’agit en somme d’un terrorisme d’Etat assumé, sans complexe. Cette perfidie est, peut-être, l’essence même de la civilisation occidentale.
Siradji Sanda (ONEP)
