A l’ouverture des travaux du Conseil
Le ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, M. Abdoulaye Seydou, a présidé, le lundi 23 mars 2026 à Niamey, la cérémonie d’ouverture du Conseil d’Affaires bilatéral de la 2è session de la Grande commission mixte Nigéro-Algérienne de coopération. La tenue de cette session vise à relancer les activités en renforçant les relations commerciales par la mise en place d’outils adaptés pour faciliter les échanges.
Dans son mot introductif, le ministre du Commerce et de l’Industrie a rappelé que, depuis sa création, le 16 mars 2017 à Niamey, ce conseil d’Affaires Algéro-Nigérien, fruit d’une collaboration étroite entre le Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger, a été une étape majeure dans la consolidation du partenariat économique. Cette initiative ambitieuse visait à promouvoir les échanges commerciaux, à renforcer les relations économiques, industrielles et technologiques, et à renforcer les investissements dans les secteurs stratégiques et porteurs pour les deux économies. « Aujourd’hui plus que jamais, ce cadre de partenariat est un levier essentiel pour impulser une nouvelle dynamique fondée sur le renforcement des relations commerciales entre nos deux pays », a-t-il ajouté.
Ce cadre, a-t-il soutenu, doit servir aux opérateurs économiques de dispositif efficace d’information et de sensibilisation des milieux d’affaires. Car, il est indispensable de mieux informer les opérateurs économiques des opportunités existantes, tout en leur offrant un accompagnement adapté sur les plans commercial, industriel, technologique, touristique et technique. « Nos deux pays disposent d’atouts considérables. Le Niger, avec ses ressources naturelles et son potentiel agricole, et l’Algérie, avec son expérience industrielle et ses capacités d’investissement, peuvent ensemble bâtir un partenariat gagnant-gagnant, créateur de richesses, d’emplois et de valeur ajoutée. Il nous appartient de traduire ces opportunités en actions concrètes », a déclaré le ministre.
M. Abdoulaye Seydou a enfin rassuré que le gouvernement du Niger demeure engagé à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la coopération économique avec l’Algérie. Il poursuivra ses efforts en faveur de la mise en place d’un environnement propice aux investissements et à la promotion du secteur privé.

Auparavant, le ministre algérien du Commerce Extérieur de la Promotion des Exportations, M. Kamel Rézig a précisé que l’organisation de ,cette rencontre dédiée au Conseil d’Affaires Algéro-Nigérien incarne un modèle exemplaire de dévouement et d’engagement de la part des secteurs public et privé des deux pays ; visant à développer les relations économiques et commerciales bilatérales et à les élever à un niveau supérieur, reflétant les aspirations des hautes autorités des deux pays et contribuant efficacement à la réalisation d’un développement durable. « Nous mesurons parfaitement le potentiel de nos capacités communes dans les domaines des échanges commerciaux et économiques, riche en opportunités prometteuses qui n’attendent qu’à être saisies et valorisées pour la prospérité partagée. Nous fondons de grands espoirs sur ce conseil pour qu’il constitue une tribune pour l’étude des opportunités et des projets porteurs dans la perspective de les voir se concrétiser prochainement sur le terrain », a-t-il estimé.
Pour le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger, M. Moussa Sidi Mohamed, ce conseil est une grande opportunité pour consolider les coopérations économiques et commerciales, conformément à la vision des autorités. « Il est de notre devoir de mettre en place toutes les initiatives tendant à rendre plus dynamique notre collaboration en vue d’apporter une assistance de qualité à nos opérateurs économiques qui attendent que certaines dispositions soient prises et appliquées pour fluidifier nos échanges », a-t-il déclaré. Pour M. Sidi Mohamed, les opérateurs économiques des deux pays ont des intérêts communs et une longue histoire de coopération économique et commerciale. « Nous devons prospecter et examiner les différents facteurs qui peuvent favoriser la création de nouvelles opportunités capables de générer des richesses et des emplois », a-t-il soutenu.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
