Le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) poursuit les travaux de sa première session ordinaire au titre de l’année 2026. Hier mercredi 29 juillet 2026, trois (03) points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette séance plénière, tous relatifs au secteur éducatif : une communication de la ministre en charge de l’Éducation nationale, celle du ministre en charge de la Formation professionnelle et la troisième communication présentée par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique. La séance a été présidée par Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président de ladite institution.
La première communication a été présentée par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Elisabeth Sherif. Lors de sa prise de parole, la ministre a indiqué que le ministère compte
3 948 516 élèves, 22 839 établissements dont 1 579 privés, 105 869 enseignants dont 68 511 contractuels,
2 362 centres d’alphabétisation et d’éducation non formelle et 88 635 apprenants, 3 directions générales (13 directions techniques), 8 directions transversales et des structures techniques déconcentrées. En termes de partenaires, le ministère compte 87 syndicats et un nombre considérable d’ONG.
Conformément à la lettre de mission qui a été confiée à Mme la ministre par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, des réformes ont été entreprises par le MEN/A/PL. Cette lettre de mission comprend plusieurs directives, entre autres : analyser les résultats des multiples réformes et innovations pédagogiques et proposer un système mieux adapté aux réalités nationales ; engager une réforme du curriculum ; insérer dans les programmes l’enseignement des fondements des religions, notamment l’islam, afin de prévenir l’endoctrinement par des projets à but d’extrémisme violent ; mettre en place un mécanisme de renforcement de l’autorité des enseignants auprès des communautés ; engager des réformes visant à institutionnaliser progressivement la formation à distance.
La ministre a ensuite examiné la mise en œuvre de ces directives à travers l’exécution des quatre (4) programmes budgétaires que compte le ministère, à savoir : Développement de l’accès et de l’équité de l’éducation ; Amélioration de la qualité de l’éducation ; Développement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle ; Pilotage et administration de la politique du ministère.
La deuxième communication a été celle du ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, Pr Farmo Moumouni, sur les dispositifs de formation et d’appui à l’insertion des sortants de l’EFTP. Le ministre a indiqué que, depuis la création du ministère en charge de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (EFTP) en décembre 2004, l’État a consenti de gros efforts pour améliorer quantitativement et qualitativement l’offre de formation et faire de l’EFTP une composante des dispositifs nationaux de préparation des ressources humaines et un des leviers du développement économique et social. Malgré ces efforts, des défis demeurent en matière d’insertion et d’employabilité des sortants des dispositifs de formation et de mise à disposition du marché du travail d’une main-d’œuvre qualitative et quantitative répondant aux profils exigés par les employeurs.
Il a indiqué que le ministère de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels a été réhabilité. Cette réhabilitation répond à de nouvelles orientations de l’EFTP basées sur des axes stratégiques à savoir l’accès, la qualité et le pilotage pour former des Nigériens compétents, intègres, patriotes, tolérants, créateurs et entreprenants à même de répondre aux besoins de l’économie et de la société.
La dernière communication a été celle du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, Pr Mamadou Saidou. Il a présenté un plan détaillé de son programme, les actions au niveau central et les actions au niveau des structures rattachées ainsi que les perspectives. Il a rappelé sa lettre de mission avant d’introduire les buts des actions entreprises, qui sont de restaurer la crédibilité de l’enseignement supérieur nigérien, public comme privé, et d’encourager la recherche scientifique et l’innovation technologique. Il a aussi évoqué plusieurs points, dont le volet recherche, les textes réglementaires, les structures rattachées, dont l’OBEECS, l’ANAB et l’ANAQ-Sup. Il a ensuite procédé à plusieurs explications sur les dispositifs de formation (les établissements et centres de formation, les filières de formation/métiers, les orientations scolaires et professionnelles), l’apprentissage (les modalités d’apprentissage, les types de dispositifs d’apprentissage, les sites de formation aux métiers), les adéquations, l’insertion professionnelle, les filières, les orientations et la relation formation-emploi. Il a aussi fait cas des réalisations 2025-2026, des perspectives et des recommandations pour le développement dudit ministère.
Assad Hamadou (ONEP)
