Une photo qui témoigne de la diversité culturelle exposée au centre d’exposition de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent
Le terrorisme et l’extrémisme violent sont un fléau que le monde entier doit combattre en s’unissant comme un seul bloc pour l’éradiquer définitivement. Nourri et entretenu par des entreprises criminelles, ce phénomène ne fait aucune distinction et n’épargne personne. Le nord-ouest de la Chine, notamment la région autonome ouïghoure du Xinjiang, a été frappée dans le passé par le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces attaques ont endeuillé de nombreuses familles. Dans cette vaste province de 1,66 million de km², réputée pour sa diversité culturelle et ethnique, les autorités chinoises ont mis les bouchées doubles en déployant une batterie de stratégies pour lutter de manière résolue et efficace contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Le dernier attentat violent majeur remonte à 2016. Depuis plus de 10 ans, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, selon les données officielles.
Pour que cette page sombre de l’histoire ne tombe pas dans l’oubli, une zone d’exposition a été érigée et dédiée à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Dans cette salle, l’histoire et les origines du terrorisme ainsi que les stratégies mises en place pour l’éradiquer ont été soigneusement reconstituées. Ce centre d’exposition constitue une mise en garde permanente pour rappeler que le terrorisme est un fléau contre lequel la vigilance doit rester constante.
Selon la responsable du centre, Mme Xin Yan, le terrorisme et l’extrémisme violent ont pris forme au Xinjiang progressivement, notamment dans les zones frontalières avec les pays voisins. Elle rappelle que le terrorisme est l’ennemi commun de l’humanité et qu’il doit faire l’objet d’une action conjointe de toute la communauté internationale. « La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous. Il faut que tout le monde se mobilise » explique la responsable du centre.
« Le gouvernement chinois s’oppose fermement à toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme »
A l’entrée principale du centre, une affiche résume clairement la position officielle de la Chine. « Les forces terroristes, par la violence, le sabotage et l’intimidation, constituent une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales en bafouant les droits humains, en massacrant des innocents, en mettant en danger la sécurité publique et en semant la peur et la panique au sein de la société. L’infiltration et la propagation de l’extrémisme alimentent la violence et la terreur et constituent une menace directe pour les droits humains. Le gouvernement chinois s’oppose fermement à toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme et réprime sans relâche, dans le respect de la loi, tout comportement faisant l’apologie du terrorisme et de l’extrémisme, ainsi que toute action consistant à organiser, planifier et mener des activités terroristes ou à porter atteinte aux droits humains des citoyens ».
La responsable du centre précise que, depuis plusieurs années, le Xinjiang, sous l’influence conjuguée de séparatistes, d’extrémistes religieux et de terroristes, a été le théâtre d’attentats fréquents portant atteinte à la vie et aux biens des populations de tous les groupes ethniques, sans distinction aucune. Face à ces menaces, le Xinjiang a pris des mesures résolues de lutte antiterroriste. Cela a permis d’endiguer efficacement la fréquence des actes terroristes. Pour comprendre ces agissements, il faut aussi tenir compte de la situation géographique du Xinjiang. La région partage ses frontières avec la Mongolie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde. Depuis l’Antiquité, le Xinjiang abrite une grande diversité de groupes ethniques où coexistent différentes cultures et religions.
D’après un document intitulé « Lutte contre le terrorisme » exposé dans le centre, des extrémistes religieux ont instrumentalisé l’identité ethnique et les croyances pour attiser le fanatisme et inciter à la violence. Ils ont diffusé le concept de « jihad », en encourageant certains individus à « mourir pour leur foi afin d’accéder au paradis ». Les plus influençables, perdant tout contrôle, sont devenus des extrémistes capables de massacrer des innocents.
Pour s’attaquer aux causes profondes, la Chine a combiné répression et prévention. Des centres d’enseignement et de formation professionnelle ont été mis en place conformément à la loi, afin de prévenir la propagation du terrorisme et de l’extrémisme religieux. L’objectif était de protéger les droits à la vie, à la santé et au développement de toutes les communautés.
Les ouvrages présentés dans le centre soulignent également le lien entre terrorisme et pauvreté. Dans ce cadre, la Chine a misé sur plusieurs stratégies notamment l’implication des communautés locales, le renforcement du système éducatif, la lutte contre la pauvreté, etc. Les médias ont aussi joué un rôle central pour véhiculer les messages de paix, d’amour de la patrie et de cohésion sociale.
Abdoul-Aziz Ibrahim, à Xinjiang
