A la clôture de l’atelier
Les experts des médias de la Confédération des Etats du Sahel se sont réunis, du 26 au 30 janvier 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Cet atelier sur le renforcement du rôle stratégique des médias dans la confédération a examiné et adopté plusieurs textes qui régiront les médias de la Confédération et entériné la mise en place au Niger d’une Agence de presse confédérale qui comportera l’agence de presse proprement dite, le journal et la plateforme numérique d’information de la Confédération.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier des experts sur le renforcement du rôle stratégique des médias dans la confédération a été présidée par le ministre Burkinabè chargé de la Communication, Pingdwende Gilbert Ouedraogo, le lundi 26 janvier 2026, dans la salle de réunion du ministère Burkinabè en charge des Affaires Etrangères en présence de Bassolma Bazie, Président de la Commission nationale de l’AES et du ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré.
Le ministre Burkinabè chargé de la Communication, Pingdwende Gilbert Ouedraogo, est largement revenu sur les objectifs visés par cette rencontre et la mission dévolue aux experts réunis à Ouagadougou. En effet, face à la nécessité d’assurer une communication cohérente, crédible et représentative des valeurs de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et surtout au vu de l’âpreté de la guerre informationnelle que les ennemis internes et externes de la Confédération livrent contre le Sahel et ses populations, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat du Niger, le Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso ont donné des instructions pour le développement et le déploiement d’une stratégie de communication efficace et adaptée au contexte.
A travers cette stratégie de communication, les médias de l’AES joueront un rôle névralgique pour porter la voix de la Confédération, sa vision à l’échelle sous-régionale, régionale et internationale et renforcer sa légitimité face aux enjeux actuels.
Aussi, il a été décidé la mise en place d’outils de communication adaptés dont une télévision de la Confédération basée à Bamako au Mali, une radio basée à Ouagadougou au Burkina Faso, une agence de presse qui sera constituée d’un journal, d’une plateforme numérique d’information et d’une agence de presse à Niamey au Niger.
Il s’est donc agi pour les experts des médias de la confédération réunis à Ouagadougou d’examiner les voies et moyens pour l’opérationnalisation de ces trois médias confédéraux, la radio et la télévision principalement qui ont été déjà lancées par les trois Chefs d’Etat en marge du 2ème Sommet du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération qui s’était tenu en décembre dernier à Bamako au Mali.
Cinq jours durant, les experts ont harmonisé les approches, amendé et adopté la grille des programmes de la radio et de la télévision, le mode de recrutement du personnel des médias AES, le budget de fonctionnement pour les six (6) premiers mois, les textes qui régiront la radio et la télévision de la Confédération, la ligne éditoriale de l’ensemble des médias AES, le statut des deux médias déjà lancés et celui de leur personnel entre autres. L’un des actes majeurs de cet atelier des experts des médias de la Confédération a été sans nul doute la validation du déploiement au Niger de l’agence de presse confédérale et la plateforme numérique d’information de notre espace commun.
Au cours de cette rencontre, une convention de partenariat entre les deux médias audiovisuels de l’AES, la radio et la télévision, et les médias publics de la même spécialité a été signée. Cette convention entre la radio et la télévision de l’AES, et l’ORTM, la RTB et la RTN, s’articule autour des échanges de programmes, de productions, de coproductions, des renforcements de capacités et des appuis mutuels.
Dans son discours de clôture, le ministre Pingdwende Gilbert Ouedraogo s’est réjoui des conclusions de cette rencontre des experts du Niger, du Mali et du Burkina Faso qui ont analysé tous les contours et les enjeux de la communication en ce tournant décisif de l’histoire de la Confédération.
Moustapha Alou, envoyé spécial
