M. Adji Ali Salatou, le ministre en charge de la Communication (2è à partir de la droite)
Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, a présidé, ce mercredi 10 décembre 2025 dans la salle de conférences de l’Hôtel de Ville de Tahoua, la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier national de renforcement des capacités des responsables de la communication des Ministères et des Institutions organisé autour du thème « Rôles et contributions des Responsables de la Communication des Ministères et Institutions dans la communication en appui au Programme de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie ». Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mission de coordination de la communication gouvernementale du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information. Elle vise à assurer l’inter-sectorialité de l’information du Gouvernement.
Dans son allocution, le ministre en charge de la Communication a déclaré que cet atelier vise à garantir une communication gouvernementale efficace, transparente, cohérente et unifiée, capable de rendre compte avec justesse des actions, programmes et projets menés par l’État. M. Adji Ali Salatou a ensuite souligné les multiples défis qui se posent dans le domaine de la communication, citant notamment la désinformation via les réseaux sociaux qui donnent souvent une image déformée et fragmentée de la réalité nationale. Il a aussi déploré des informations erronées qui circulent, parfois amplifiées par des voix hostiles aux politiques publiques, qu’il s’agisse de la lutte contre l’insécurité, des efforts sanitaires, de la gestion des catastrophes naturelles ou des programmes sociaux.
Pour le ministre, ces récits falsifiés menacent non seulement la crédibilité des Institutions, mais aussi la paix sociale et le développement harmonieux du Niger. L’autre défi est la communication encore trop cloisonnée entre les Ministères, où chaque entité agit souvent de manière isolée, ce qui nuit à la synergie et à la cohérence du message gouvernemental. « Nous devons porter ensemble un récit national fort, mettant en lumière les progrès réalisés dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation, de la sécurité alimentaire et de la réduction des vulnérabilités », a estimé le ministre en charge de la Communication. M Adji Ali Salatou a rappelé aux participants, qu’en tant que responsables de l’information et de la communication des institutions, ils sont ‘’les garants de la vérité institutionnelle’’, soulignant que leur rôle dépasse la simple transmission d’informations, mais de donner la vraie image du Niger, un Niger qui avance, qui construit, qui résiste aux défis et qui réalise des progrès tangibles.
Il a illustré ses propos par des exemples sur les performances économiques récentes : en 2024, le Niger a enregistré le taux de croissance le plus élevé de l’UEMOA, avec environ 8,8% devant le Bénin et le Sénégal. Cette dynamique, portée notamment par de nouveaux projets structurants dans les hydrocarbures, témoigne du potentiel et de la résilience de notre économie. Le ministre a déploré que cette réalité positive soit souvent absente des recherches en ligne, noyée sous des récits réducteurs ou pessimistes. Il a précisé que la mission des responsables de la communication est aussi de corriger ces représentations, de mettre en lumière les réussites collectives et de valoriser les efforts de leurs structures – pas seulement ceux portés par les plus hautes autorités. Aussi, a-t-il suggéré, la communication doit être un mouvement d’ensemble, animé par un état d’esprit commun : celui de montrer le Niger en action, un Niger uni et tourné vers l’avenir.
Auparavant, le gouverneur de la région de Tahoua, Colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a salué la tenue de telles rencontres d’échanges et de formation, tout en se disant convaincu que les responsables de la communication des institutions auront les outils nécessaires pour faire rayonner le Niger. Mieux, a-t-il dit, « ils seront outillés pour apporter la bonne information aux populations nigériennes ».
Quant au chef du Bureau de Zone de l’Unicef à Tahoua, Dr Adamou Hainikoye, il a expliqué que cet atelier s’inscrit clairement dans cette dynamique constructive, et marque un pas supplémentaire vers une vision ambitieuse : faire de la communication publique un véritable levier de transformation sociale, de transparence, de cohésion et de mobilisation pour les droits humains, en particulier ceux des enfants.
Notons que cet atelier est financé par l’Unicef et durera du 10 au 14 décembre 2025.
Tsahirou Abdoua
ANP Tahoua
