Le président du Conseil Consultatif de la Refondation, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, s’est entretenu, le mercredi 9 septembre 2026 à son cabinet, avec une délégation de l’Association des Femmes Juristes du Niger (AFJN) et celle de la Fédération des Unions des Sociétés Coopératives du Niger (FUSCN-Mooriben).
A l’issue de la première audience, la présidente de l’AFJN, Dr Djibril Abarchi Balkissa, a déclaré avoir échangé avec le président du CCR sur la célébration du 35è anniversaire de l’association le 17 septembre prochain à Niamey. « À la suite de ces échanges, il est ressorti un certain nombre de points par rapport au rôle et la contribution que les femmes juristes peuvent apporter dans le processus de la refondation. Nous sommes dans un processus d’organisation pour célébrer les 35 ans d’existence de notre association. Nous allons profiter pour remettre à la ministre de la Population trois propositions de textes. Une proposition d’ordonnance sur le mariage d’enfant au Niger, une proposition de décret par rapport à la lutte contre l’esclavage et les pratiques assimilées, et une proposition d’ordonnance par rapport à l’effectivité de l’accès de femmes à la terre. Nous avons prévu de faire des sensibilisations de proximité par rapport à des assistances juridiques dans les cinq communes de Niamey », a-t-elle indiqué.

Au terme de la deuxième audience avec la délégation de la Fédération des Unions des Sociétés Coopératives du Niger (FUSCN-Mooriben), le président du Conseil d’Administration de la Plateforme Paysanne du Niger, M. Bagna Djibo, a confié que les discussions ont porté sur l’agroécologie, le partenariat entre les institutions de l’Etat et les organisations paysannes ainsi que le développement de l’agriculture durable. « C’est pour cela que nous sommes venus expliquer au président du CCR, saluer toutes les initiatives du gouvernement en matière de souveraineté alimentaire qui met en avant l’agriculture familiale, mais qui met aussi en avant les ressources importantes pour soutenir ce volet. Parce que c’est la base du développement durable. A travers l’agroécologie, nous sommes en train de faire la promotion de nos pratiques pour préserver nos ressources naturelles. Avec l’agroécologie, on est sûr que nous allons produire ce que nous allons manger, produire de la qualité, produire ce qui est durable pour renforcer la sécurité alimentaire. Nous allons avoir un partenariat qui va nous permettre d’aller de l’avant pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire », a-t-il expliqué.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)





