Le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM GALLEY MA ZAADA) a procédé, le jeudi 23 juillet 2026, au lancement officiel de la deuxième phase des travaux des ouvrages de drainage dans la ville de Dosso. L’événement, présidé par le gouverneur de la région, le Colonel-major Bana Alhassane, a réuni des autorités administratives, coutumières et religieuses, des responsables des Forces de défense et de sécurité, des représentants des projets et ONG, ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Les travaux de la phase 2 portent sur un linéaire de 4,709 kilomètres d’ouvrages de drainage 3,771 kilomètre de collecteurs couvrant les Axes Dallot – RN1-ORTN et ORTN-Koris Nord et 0,938 Kilomètres de chaussées drainantes couvrant les rues Bastos-Batagoussou et Forge-Ancien siège ANDP. Ces infrastructures permettront non seulement d’évacuer efficacement les eaux pluviales, mais aussi de préserver les habitations et les voies publiques. Le PIDUREM est financé par l’Etat et la Banque mondiale
Dans son allocution de lancement, le gouverneur a exprimé sa « grande satisfaction » de présider cette étape cruciale, soulignant que le projet PIDUREM GALLEY vise à renforcer la résilience des villes face aux inondations et à améliorer l’accès aux services de base. Le Colonel-major Bana Alhassane a ainsi exhorté les populations à libérer les emprises des voies afin de faciliter l’exécution des travaux, insistant sur l’importance de l’entretien des ouvrages : « Les infrastructures sont les nôtres. Leur préservation est essentielle pour en garantir la fonctionnalité et la durabilité », a-t-il précisé.
Le coordonnateur régional du PIDUREM, M. ADARKAS Oumarou, a rappelé que le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle PIDUREM GALLEY MA ZAADA, lancé en novembre 2022 pour une durée de six ans, mobilise un investissement global de 140 milliards de FCFA. Il repose sur quatre axes majeurs : Réduction des inondations par des ouvrages adaptés ; Infrastructures municipales résilientes ; Renforcement des capacités communautaires et Appui institutionnel pour la gestion des urgences. Dans la Région de Dosso, trois communes bénéficient directement du projet : Dosso et Gaya pour les infrastructures, Dogondoutchi pour l’assistance technique.
Auparavant l’administrateur délégué de la commune urbaine de Dosso, M. Ibrahim Moussa Kouré, a souligné les bénéfices concrets pour les habitants. «Ces travaux ne sont pas seulement du béton et des caniveaux, mais la sécurité, la santé et la dignité de notre population», a-t-il dit. M. Ibrahim Moussa Kouré a rappelé que ces ouvrages permettront d’assainir la ville en évacuant les eaux stagnantes, sources de maladies comme le choléra, de désenclaver les quartiers et de rendre les routes praticables toute l’année, de protéger les maisons contre les effondrements en période d’hivernage, et de créer des centaines d’emplois pour les jeunes de Dosso.
Le groupement d’entreprises Kakarba-Sobathy, en charge des travaux, a été invité à respecter les délais et les standards de qualité. Les services techniques locaux assureront un suivi strict, avec une « tolérance zéro » pour la mauvaise exécution.
Après les discours, le gouverneur et sa délégation ont suivi une présentation détaillée du plan de localisation des ouvrages par les experts du PIDUREM, avant de procéder au dévoilement de la plaque inaugurale des travaux. La visite des sites concernés a permis de constater l’ampleur des travaux à venir et de réaffirmer l’engagement des autorités et des partenaires.
Ce lancement officiel marque une avancée majeure pour la résilience urbaine de Dosso. Il traduit la volonté des autorités nationales et locales, avec l’appui des partenaires, de bâtir une ville plus sûre, plus saine et plus moderne.
Abdoul Moumouni Mahamane
ONEP Dosso





