Photo de famille des membres du BNDA et de l’OPGM à l’issue de la rencontre en décembre 2025
Conformément à sa mission de protéger et de défendre des intérêts patrimoniaux et moraux de ses membres au Niger et à l’étranger, d’encourager la créativité nationale, de percevoir et de répartir les redevances de droit d’auteur, de lutter contre la piraterie, le Bureau Nigérien du Droit d’Auteur (BNDA) a entrepris une démarche vers les partenaires. Dans un avenir proche, le BNDA table sur une amélioration substantielle des droits d’auteur afin de permettre aux artistes et auteurs de vivre pleinement du fruit de leur labeur.
Pour rappel, le droit d’auteur est l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un auteur ou ses ayants droit (héritiers, société de production…) sur des œuvres de l’esprit original. Il permet à l’auteur de jouir de droits moraux et patrimoniaux sur ses créations. Le droit d’auteur protège les œuvres littéraires et artistiques. C’est dans cette optique que le BNDA, par le biais de sa directrice générale, Mme Zarami Fadji Katiella, travaille d’arrache-pied pour mettre les artistes dans leurs droits.
Selon les explications données par la directrice générale, plusieurs rencontres ont été organisées avec les différents partenaires pour d’abord leur rappeler la signature de l’arrêté conjoint entre le Ministère du Commerce et celui en charge de la Culture No 011/MC/PSP/MRC/A/MS du 22 janvier 2020 portant ordre tarifaire relatif aux droits d’auteur, aux droits voisins et aux expressions du folklore. Ce texte rend, de facto, tous les usagers éligibles au paiement d’une redevance au titre des droits d’auteur.
Ainsi, en décembre dernier, les membres du Bureau Nigérien du Droit d’Auteur (BNDA) se sont rendus au siège de l’Organisation Patronale des Gares Modernes du Niger (OPGM) pour examiner, de manière concertée avec ces derniers, les modalités pratiques d’application de cet arrêté, notamment la question sensible de la tarification applicable aux compagnies de transports dans un contexte économique marqué par des forte contraintes opérationnelles. « Après 5 ans de bras de fer, nous sommes arrivés à un accord consensuel. Dans un esprit de responsabilité et de solidarité envers le monde artistique, les compagnies de transport moderne ont décidé de proposer leur engagement à s’acquitter d’une redevance annuelle forfaitaire par compagnie », s’est réjouie Mme Zarami Fadji Katiella.
Cette contribution se veut un compromis équilibré, traduisant la volonté des transporteurs de participer activement à la promotion de la création artistique nationale et de permettre aux artistes de vivre dignement du fruit de leur travail, tout en préservant la viabilité économique de leurs entreprises.
La directrice générale du Bureau Nigérien du Droit d’Auteur, Mme Zarami Fadji Katiella, a tenu à saluer cette initiative des compagnies de transports voyageurs et a, par la même occasion, félicité certains usagers qui se sont toujours acquittés de leur redevance à temps. Il s’agit, des compagnies de téléphonie mobile de Moov Niger, Zamani Télécoms, Airtel Niger, Niger Télécom et du bouquet satellital Canal+. Pour les hôtels, on peut citer Bravia hôtel, Noom hôtel et Radisson Blu. En ce qui concerne les médias, on retient la RTN, Fidélité, Alternative, Radio Hémicycle, Liptako tv et Télé star. Il faut par ailleurs ajouter la société Nestlé qui s’est acquittée de ce droit universellement reconnu.
Pour rappel, les établissements commerciaux qui sont éligibles à s’acquitter de la redevance sont, entre autres, les auberges, les pharmacies, les cliniques, les compagnies de téléphonie, les compagnies de transport, les établissements hôteliers, les organisateurs de spectacles, les bars, les buvettes, les salons de coiffure, les radios et télévisions ou tout autre usager public ou privé exploitant des œuvres protégées pour des buts lucratifs.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
