Aux lendemains de la tentative de déstabilisation de notre pays par la France et des soldats félons dans l’esprit, scélérats dans l’âme, et le jour tous risques et tous périls de ces évènements violents et d’une extrême gravité, l’expression populaire s’est traduite au niveau de toutes les forces sociales et sur l’ensemble du pays par des actions et activités d’information, de communication, de sensibilisation, de soutien et de solidarité.
Cette solidarité nationale et ce soutien sans équivoque des populations de toutes les contrées au Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et aux responsables de la Nation prouvent la détermination du peuple nigérien à faire barrage aux scélérats domptés par la France, apprivoisés par des lobbys de quelques pays qui avoisinent avec le Niger et bien d’autres pays appartenant à la tristement célèbre France- Afrique qui, tel un sphinx, renait de ses cendres.
« La trahison contre la nation n’est pas une infraction ordinaire : elle doit recevoir un châtiment à la hauteur de sa gravité. Cette nuit nous rappelle une vérité : la souveraineté n’est jamais définitivement acquise ; elle se conquiert, se protège et se consolide chaque jour, les ennemis du Niger ne désarmeront pas, notre vigilance ne doit donc jamais faiblir », déclarent à juste titre les forces vives de la Nation qui ont condamné fermement la tentative de déstabilisation de notre pays.
A l’évidence, cette action contre la nation a suscité une vague d’indignation et de condamnation de la part des populations tant à Niamey qu’à l’intérieur du pays. Elles ne sont pas passées par le dos de la cuillère pour condamner les agissements des soldats en difficulté avec le règlement militaire, bras armés de ce mouvement d’humeur aux ramifications internationales.
A Niamey justement, épicentre de cette tentative hasardeuse et criminelle d’ébranler la dynamique de reconquête de la souveraineté nationale et attentatoire aux intérêts nationaux, les forces vives, c’est-à-dire l’ensemble des forces sociales, se sont mobilisées il y a une semaine pour apporter tout leur soutien aux responsables de la Nation. Portée par une population nombreuse, déterminée et engagée pour défendre la patrie, cette mobilisation a résonné comme un cri de cœur d’un peuple résilient et profondément attaché aux valeurs et idéaux de la refondation. Au-delà de ce rassemblement, cette manifestation a revêtu un caractère de cri de guerre, incarné une démonstration de solidarité et constitue en somme une réponse citoyenne à toute action de déstabilisation de notre pays.
Tous ces rassemblements de soutien sur l’ensemble du pays sont non seulement une expression populaire, mais des symboles du Niger nouveau, des preuves de cette nouvelle conscience citoyenne qui fait de chaque Nigérienne et chaque Nigérien une sentinelle de la patrie.
Outre les forces sociales, les institutions, le gouvernement, le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), l’Association des Chefs Traditionnels, les leaders religieux ont également donné de la voix et ont haussé le ton face à cette perfidie orchestrée par la France et ses comparses. « Ces agissements intervenus à un moment crucial du processus de refondation de notre pays portent atteinte à la sécurité et à la sureté de l’Etat et s’inscrivent dans une volonté manifeste de déstabilisation des institutions de la République du Niger et plus largement de la dynamique engagée par les Etats du Sahel ayant fait le choix irréversible de la reconquête de leur souveraineté et de leur dignité », dira sans fioritures le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR).
Moustapha Alou (ONEP)

