Moustapha Alou
La dynamique de reconquête de la souveraineté nationale et de l’indépendance véritable de notre pays se poursuit sans relâche, et la mobilisation générale des fils et filles de la Nation autour de la défense de la patrie, de la construction d’un Niger nouveau, continue sans désemparer.
Dans ce cadre, et face aux agitations et agissements de la France, à travers Orano, sur la question de notre uranium, l’Etat du Niger prépare sa riposte juridique et se met en ordre de bataille judiciaire.
En effet, non contente de la nationalisation de la Société des Mines de l’Air (SOMAIR) et rendue aigrie par la dynamique de reconquête de la souveraineté sur toutes les richesses nationales du sol et du sous-sol, l’uranium en l’occurrence, la France, loin de se morfondre comme il se doit face au triste sort, voire sombre destin qui est le sien, a décidé dans un baroud d’honneur d’intenter une série de plaintes contre le Niger.
Gloutonne devant l’éternel, insatiable devant l’histoire, cupide devant les hommes , perfide devant l’humanité, impérialiste de tous les temps, néocolonialiste contemporain, naguère riche comme crésus grâce à nos ressources naturelles, la France qui a, du reste, selon le ministre de la Justice lors de l’installation du comité d’experts sur les plaintes d’ORANO contre le Niger, empoché 86% des retombées de l’exploitation de l’uranium nigérien depuis plus de cinquante (50) ans contre seulement 9,2% pour l’Etat du Niger, poursuit ses visées destructrices, rêvant d’un hypothétique retour des temps anciens au cours desquels elle déployait son hégémonie sur notre uranium avec une main de fer dans un gant de velours .
En sus, et c’est là qu’on découvre davantage le paradoxe français, c’est la France, à travers Orano, qui refuse même d’obtempérer à des décisions de justice rendues par les tribunaux qui lui enjoignent de procéder à l’enlèvement ou au traitement de plusieurs millions de tonnes de déchets radioactifs laissés à l’air libre avec toutes les conséquences que les populations subissent au quotidien à Arlit, qui s’échine à porter plainte contre le Niger.
Compte tenu donc de l’obstination de la France et Orano, l’Etat du Niger a décidé de riposter avec des arguments factuels et juridiques irréfutables. C’est justement dans ce cadre que s’inscrit l’installation officielle le mercredi 4 février 2026 d’un Comité d’experts chargé de documenter les plaintes et contentieux opposant l’Etat du Niger au groupe français Orano.
Ce comité multisectoriel mis en place par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, est chargé d’œuvrer à la quantification de tous les manques à gagner, à la production des données renseignant sur les conséquences sociales, économiques et environnementales, évaluer les impacts sociaux et environnementaux, plus précisément de cette exploitation sauvage et à l’élaboration d’argumentaires qui serviront de base solide à la défense de notre pays devant les instances juridictionnelles et arbitrales.
Il est de bon ton de rappeler que l’exploitation de l’uranium nigérien par la France a entrainé de lourdes conséquences environnementales, sanitaires et économiques sur la ville d’Arlit et sa population qui cohabite avec les déchets radioactifs comme l’atteste la récente découverte d’une importante quantité d’uranate à Madaouéla.
Parallèlement à cette riposte juridique contre les agissements de la France, sur le front de la mobilisation générale, les fils et filles de la Nation apportent chaque jour, en ville comme en campagne, une réponse à l’entêtement de la France à déstabiliser notre pays, comme en témoigne la récente tentative d’infiltration de la base 101 de Niamey par ses pantins terroristes.
Cette riposte juridique et ces grands rassemblements prouvent, pour ceux qui en doutent, la capacité des Nigériens à se surpasser pour éviter les écueils et obstacles délibérément placés sur la voie de leur développement par les ennemis internes et externes.
Moustapha Alou (ONEP)
