Sous l’impulsion de ses autorités, le Niger s’est engagé dans la transformation de son secteur agropastoral avec l’ambition de renforcer ses capacités nationales de production, de réduire sa dépendance alimentaire et de faire de ses ressources un levier de prospérité. Ainsi, pour rendre hommage aux hommes et femmes du monde rural pour leur résilience, le Programme Alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont conjointement organisé, le 28 octobre 2026, une exposition photo intitulée « les visages de la résilience au Niger ».
A travers cette exposition, les deux organismes ambitionnent d’offrir un cadre où les histoires humaines rencontrent les opportunités économiques, où les priorités du Gouvernement dialoguent avec les possibilités de financement et où les acquis peuvent ouvrir la voie à de nouveaux investissements.

Aux côtés de ces visages de la résilience, le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a présenté une diversité de produits qui témoignent de la richesse des terroirs nigériens et du dynamisme des filières agropastorales. Le pavillon d’exposition du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a concerné des produits d’origine animale, notamment le lait, la viande et les produits avicoles ainsi que des produits d’origine végétale tels que le moringa, le baobab, l’arachide, le mil, le manioc, la pomme de terre et le soja, sans oublier les produits issus de leur transformation.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Bilaly Elhadj Gambobo a salué l’engagement du PAM et de la FAO qui ont accompagné les populations dans les moments les plus difficiles. Il a reconnu que ces interventions ont protégé des vies, préservé des moyens d’existence et permis à de nombreuses familles de traverser les chocs. « Le Niger ne l’oublie pas », a-t-il déclaré. Le Colonel Bilaly Elhadj Gambobo a également souligné que l’urgence et le développement ne s’opposent pas et l’ambition commune doit désormais être de renforcer la complémentarité entre les réponses aux urgences, le développement des capacités productives et la transformation durable des systèmes alimentaires.

Pour sa part, le directeur Pays du Programme alimentaire mondial, M. Guy Adoua, a déclaré que la souveraineté alimentaire ne se construit pas uniquement dans les champs, mais se construit aussi dans les choix collectifs, dans les partenariats établis et dans les investissements. Elle se construit, a-t-il ajouté, lorsque les producteurs disposent des moyens de développer leurs activités, lorsque les ressources naturelles sont préservées, lorsque les systèmes alimentaires se renforcent et lorsque les populations peuvent envisager leur avenir avec davantage de confiance. Au Niger, selon M. Guy Adoua, les résultats obtenus démontrent que cette approche produit des changements concrets. À ce jour, les efforts du PAM et du Gouvernement ont permis de restaurer plus de 330 000 hectares de terres dégradées et de planter plus de 13 millions d’arbres depuis 2014. Ces terres restaurées ne représentent pas seulement des hectares gagnés sur la dégradation. Elles constituent de nouvelles opportunités pour les ménages et des perspectives pour les communautés.

Le directeur Pays du PAM a ajouté que les activités de restauration ont permis de créer plus de 240 000 emplois temporaires et de contribuer à une amélioration de 60% des revenus des populations bénéficiaires et ont également favorisé une production supplémentaire estimée à près de 127 500 tonnes de produits agricoles par an, ainsi que 216 500 tonnes de matières sèches destinées à l’alimentation du bétail.
Le représentant de la FAO au Niger, M. Al Hassan Cissé a invité les partenaires techniques et financiers à soutenir le Niger dans cette quête essentielle d’investir dans sa souveraineté alimentaire et la résilience communautaire, agricole, pastorale et climatique. Il a souligné qu’accepter d’investir dans ce domaine, c’est offrir aux Nigériens les moyens de se nourrir durablement.
Hamissou Yahaya





