À Niamey, le Hap-Ki Jutsu poursuit son développement sous la conduite de Maître Soumana Seydou, ceinture noire 6è Dan et premier assistant mondial de cette discipline. À travers son engagement, il contribue à la formation des pratiquants et à la transmission des valeurs fondamentales des arts martiaux, notamment le respect, la rigueur, la maîtrise de soi et la persévérance.
Selon Maître Soumana Seydou, présent au Centre Olympe Africa de Niamey depuis 2019, le Hap-Ki Jutsu est aujourd’hui pratiqué dans plusieurs pays du monde et bénéficie d’une reconnaissance internationale en tant qu’art martial à vocation philosophique et éducative. « Cette discipline est créée en 2018 par le Soke Farhat Amara Rebay, maître tunisien et fondateur du Hap-Ki Jutsu ». « Son appellation renvoie à la coordination de l’énergie, à travers la souplesse et la technique. ‘’Hap’’ signifie la coordination, ‘’Ki’’ désigne l’énergie et ‘’Jutsu’’ renvoie à la technique ou à la souplesse », a-t-il ajouté.
Maître Soumana Seydou a souligné que cette discipline est ouverte à tous, sans distinction d’âge. « Les enfants, les jeunes, les adultes et les vétérans peuvent ainsi bénéficier d’un enseignement adapté à leurs capacités. Des modules spécifiques sont également prévus pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite », a-t-il dit.
Au-delà de sa vocation éducative et sportive, Maître Soumana Seydou ajoute que le Hap-Ki Jutsu comprend un volet consacré aux forces de défense et de sécurité. « Cet enseignement est réservé aux militaires et aux forces de sécurité. Il met l’accent sur les techniques opérationnelles ainsi que sur les exigences et les valeurs propres au métier des armes », a-t-il indiqué.
Sur le plan international, le Niger occupe une place importante dans l’organisation du Hap-Ki Jutsu. En sa qualité de premier assistant mondial de la discipline, Maître Soumana Seydou participe aux réflexions et aux orientations sur son développement. « Le Niger dispose d’un fort potentiel pour devenir un pôle africain de référence, attirant des pratiquants de plusieurs pays du continent. C’est un honneur de voir la participation croissante des femmes à cette discipline. Plusieurs pratiquantes ont atteint le grade de ceinture noire, dont certaines servent au sein des FDS », a-t-il relevé.
Cependant, plusieurs défis demeurent. Le responsable du Hap-Ki Jutsu souhaite l’obtention de l’agrément officiel de la discipline afin de faciliter l’accès aux partenariats, aux financements et aux compétitions internationales.
Par ailleurs, Maître Soumana Seydou lance un appel aux autorités compétentes afin qu’elles accordent davantage d’attention et de soutien aux arts martiaux, notamment au Hap-Ki-Jutsu. Il invite également les parents à encourager leurs enfants à s’intéresser à cette discipline qui contribue non seulement au développement physique, mais également à l’éducation, à la discipline personnelle et au respect d’autrui. « J’encourage les jeunes à s’engager dans la pratique du Hap-Ki-Jutsu dans un esprit de responsabilité, de persévérance et de maîtrise de soi », a-t-il conclu.
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)





