Médecin Colonel-major Garba Hakimi
Le Niger commémore aujourd’hui, 4 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer sous le thème « Unis par l’unique ». Cet événement annuel est lancé par l’Union Internationale Contre le Cancer, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé. À cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a livré un message dans lequel il a affirmé que le fardeau du cancer continue de s’alourdir à l’échelle mondiale, exerçant une énorme pression physique, émotionnelle et financière sur les personnes, les familles, les communautés et les systèmes de santé.
Dans son message, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a cité les données de l’OMS sur le cancer selon lesquelles 10 millions de décès étaient liés à cette maladie en 2022, soit presque un décès sur six, faisant du cancer l’une des principales causes de mortalité dans le monde. « Concernant les adolescents et les enfants, chaque année, 400 000 nouveaux cas de cancers pédiatriques sont diagnostiqués à travers le monde. Les formes les plus fréquentes dans ce groupe d’âge sont la leucémie, les cancers du cerveau, les lymphomes, le néphroblastome, le neuroblastome et le rétinoblastome », explique-t-il.
Le ministre en charge de la Santé a précisé que, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, environ 30% des cas de cancer sont imputables à des infections telles que l’hépatite B, l’infection par le papilloma-virus humain (HPV) et I’Helicobacter Pylori. « Les facteurs de risque comportementaux et alimentaires à travers le monde sont le tabagisme, la consommation d’alcool, la mauvaise alimentation, le stress, la sédentarité et la non-pratique de l’activité physique avec comme corollaire une obésité souvent morbide. En outre, les difficultés d’accès aux soins, le retard dans le diagnostic, le coût élevé de la prise en charge et l’abandon du traitement sont autant de raisons qui augmentent la mortalité liée au cancer », a-t-il ajouté.
Selon le ministre Garba Hakimi, la situation au Niger est comparable à celle de tous les pays du Sud. Elle est caractérisée par une augmentation des nouveaux cas chaque année, un retard dans le diagnostic, une insuffisance de personnel qualifié dans ce domaine, un plateau technique limité et le coût élevé de la prise en charge. « Face à cette situation peu reluisante, et afin de soulager les patients atteints de cette maladie, l’Etat du Niger a créé un Centre National de Lutte contre le Cancer (CNLC) et, en 2025, grâce aux efforts des plus hautes autorités du Niger, le CNLC a vu son plateau technique rehaussé par l’installation d’un appareil de radiothérapie très performant rendant effectif le traitement complet du cancer au Niger », a-t-il déclaré.
Ce geste, explique le ministre en charge de la Santé, traduit la volonté affichée du CNSP et du gouvernement pour le bien-être du peuple nigérien résilient. A cela s’ajoute le projet de TEP SCAN dont la pose de la première pierre du local a eu lieu à l’Hôpital Général de Référence, l’installation d’un laboratoire d’anatomo-cytopathologie et d’un appareil de mammographie de dernière génération au Centre National de Lutte contre le Cancer.
Le médecin Colonel-major Garba Hakimi a également rappelé que le cancer est une maladie complexe dont les causes sont multiples à l’image de son traitement qui est multidisciplinaire par l’intervention de plusieurs spécialités médicales. « Pour lutter efficacement contre cette maladie, le Niger et ses partenaires ont décidé de mettre l’accent sur la prévention et la détection précoce. À cet effet, une unité de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus est installée au Centre National de Lutte contre le Cancer. La lutte contre le cancer est multisectorielle. C’est pourquoi, j’invite tous les secteurs concernés à conjuguer leurs efforts et être « UNIS par I’UNIQUE » a-t-il exhorté.
Assad Hamadou (ONEP)
