La cérémonie de lancement de la Stratégie nationale pour le développement du football féminin au Niger pour la période 2027-2030 a eu lieu le mercredi 21 octobre 2026 à Niamey. Cette stratégie constitue une feuille de route essentielle pour renforcer la gouvernance du football féminin, développer sa pratique à la base, améliorer la formation des joueuses et des encadreurs, renforcer les compétitions et mobiliser davantage de partenaires autour de son développement.
À cette occasion, le président de la FENIFOOT, M. Issaka Adamou, a déclaré que le football féminin représente aujourd’hui un formidable levier d’éducation, d’inclusion sociale et de promotion de l’égalité des chances. Toutefois, a-t-il souligné, sa pratique demeure confrontée à plusieurs défis au Niger, notamment les pesanteurs socioculturelles, l’insuffisance d’infrastructures adaptées et le manque de moyens nécessaires à son plein épanouissement.
Il a indiqué qu’à travers son plan d’action pour la période 2027-2030, cette stratégie ambitionne de créer un environnement favorable permettant aux filles et aux femmes de pratiquer le football dans des conditions sécurisées, organisées et propices à la performance. « Notre vision est claire : faire du Niger, à l’horizon 2030, une référence en matière de football féminin, en garantissant à chaque fille un accès équitable à la pratique, depuis le football de base jusqu’au football d’élite. Nous sommes convaincus qu’investir dans le football féminin, c’est investir dans la jeunesse, l’égalité des chances et l’avenir du football nigérien dans son ensemble », a-t-il déclaré.
La directrice générale des Sports, Mme Issaka Aissata, a indiqué que l’adoption d’une stratégie nationale n’est pas une simple formalité, mais une étape essentielle. Elle permet de définir une vision commune, fixer des objectifs clairs, identifier les priorités et mobiliser les ressources nécessaires pour assurer un développement cohérent et durable du football féminin. « Cette stratégie n’est pas simplement un document, mais notre feuille de route. Elle va nous guider pour moderniser la gouvernance, développer les infrastructures, former les officiels techniques, structurer les compétitions et accompagner les jeunes talents. Sa réussite reposera sur l’engagement concerté de l’État, de la Fédération, des clubs, des familles et des partenaires. C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous ferons avancer le football féminin », a-t-elle indiqué.
Mme Issaka Aissata a ajouté que le succès de cette stratégie ne se mesurera pas seulement à son lancement, mais surtout aux résultats obtenus, davantage de filles sur les terrains, de meilleures conditions d’encadrement, des compétitions mieux structurées, une protection renforcée et une plus grande représentation des femmes dans la gouvernance sportive.
Quant à la représentante de la FIFA, Mme Fatou Camara, elle a affirmé que se doter d’une stratégie, c’est choisir la vision plutôt que l’improvisation. Selon elle, le Niger a fait ce choix, un engagement que la FIFA salue. Elle a expliqué que cette stratégie s’appuie sur un état des lieux rigoureux et s’articule autour de quatre axes à savoir la formation et la gouvernance ; les médias, le marketing et la promotion ; la dynamisation et la compétition ; enfin, les infrastructures et le financement. « Cette stratégie viendra donner à ces acquis une direction commune et une portée plus grande. Elle les renforcera, et ils la renforceront en retour. Chaque programme trouvera sa place dans un cadre clair, pour que les efforts s’additionnent plutôt que de se disperser », a-t-elle ajouté.
Elle a ensuite souligné que la stratégie de développement du football féminin ne doit pas rester isolée. Elle doit s’intégrer pleinement à la stratégie globale de la Fédération, notamment dans sa planification, son budget, sa gouvernance et ses compétitions. « Le football féminin n’est pas un projet à part. Il est une composante à part entière du football nigérien, et c’est en l’intégrant au cœur de l’action de la Fédération que son développement sera durable », a-t-elle conclu.
Assad Hamadou (ONEP)





