Les points forts du Conseil des ministres : Recrutement massif d’enseignants, suppression de plusieurs postes d’attachés d’ambassade et appui aux producteurs agricoles

Politique
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Au nombre des décisions prises lors du Conseil des ministres d’hier, jeudi 14 octobre 2021, on peut retenir trois points forts qui méritent d’être soulignés au regard de leur importance. Il s’agit notamment des mesures relatives au secteur de l’Education Nationale, à la gouvernance diplomatique, ainsi qu’à l’appui que le gouvernement entend apporter aux producteurs agricoles affectés par les aléas de la campagne agricole.

Ainsi, au titre du Ministre de l’Education Nationale le Conseil, conformément aux engagements du Président de la République, SEM. Bazoum Mohamed, contenus dans le programme de Renaissance Acte 3, volet

« Développement du capital humain », ainsi que la volonté qu’il a hautement exprimée en faveur de la valorisation de la fonction enseignante par le biais de la professionnalisation du personnel et d’une offre de perspective de carrière aux enseignants, a pris des mesures à la hauteur des enjeux du moment.

A ce titre, le Conseil a décidé du recrutement direct de 334 enseignants scientifiques issus des établissements d’enseignement supérieur de formation initiale d’enseignants. « Ce recrutement vise à réduire le déficit criard en professeurs de mathématiques, de physique-chimie et de sciences de la vie et de la terre au niveau de l’enseignement secondaire », note le communiqué.

S’ajoute également une décision portant sur le recrutement de 2150 enseignants contractuels, « de profils conformes aux disciplines enseignées et jugés efficaces à l’issue de l’évaluation des enseignants du secondaire effectuée en novembre 2020 ». Ces derniers, précise-t-on, seront choisis selon les priorités du ministère de l’éducation nationale. Ce recrutement vise à promouvoir la qualité des enseignements/apprentissages et à implémenter la culture de l’évaluation.

De même le gouvernement a décidé de l’instauration d’un Service Civique National (SCN) obligatoire de deux (2) ans pour tous les diplômés de l’enseignement supérieur. Cette mesure vise, au-delà du développement du civisme des jeunes nigériens, à mettre à la disposition des ministères en charge de l’éducation des diplômés de haut niveau de compétences », souligne le communiqué.

Une autre mesure forte, c’est l’allocation de la plus grande proportion des Appelés du Service Civique National au secteur de l’éducation et de la formation. Cette mesure permettra de résorber le déficit d’enseignants dans tous les ordres et types d’enseignement, sachant qu’il s’agit de mettre à la disposition des écoles primaires et des établissements de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel des diplômés de niveau supérieur après une formation pédagogique de quarante-cinq (45) jours.

A propos de la gouvernance diplomatique, le gouvernement, après avoir examiné la situation des attachés des ambassades, qui a fait ressortir une pléthore de postes (127 au total), dont certains ne se justifient pas et coûtent inutilement de lourdes incidences budgétaires à l’Etat, a décidé de la suppression d’un certain nombre de postes, dont ceux des attachés commerciaux, des attachés culturels et des attachés de de presse.

« Pour ce qui est des attachés des Ministères en charge de la Santé et de l’Enseignement Supérieur une rationalisation s’impose. Ainsi, le nombre des attachés médicaux est ramené de sept (7) à trois (3) et celui des attachés académiques de vingt (20) à huit (8) », précise le communiqué. La même source ajoute que la « situation des attachés des Ministères en charge de la Défense, de la Sécurité et du Ministère en charge des Finances fera l’objet d’une décision ultérieure ».

Pour ce qui est des mesures prises en faveur aux producteurs agricoles, elles sont fondées sur le constat qui fait ressortir que la campagne agricole qui vient de prendre fin n’a pas répondu aux attentes, avec une pluviométrie globalement déficitaire ; des perturbations dans les cycles des pluies dans certaines zones avec les ruptures prolongées au cours du mois de septembre ; et une situation phytosanitaire marquée par des infestations de plusieurs ravageurs mais dont l’ampleur des dégâts varie selon le ravageur, le type et le stade de culture. Les traitements ont contribué à atténuer l’ampleur de ces attaques, avec 78% des infestations traitées.

Estimant qu’une pré-évaluation sommaire des productions des céréales aboutirait à une baisse de près de 33% par rapport à la production de 2020, le gouvernement a jugé nécessaire d’envisager dans les plus brefs délais un certain nombre de mesures. Ces dernières portent sur le démarrage rapide des missions ministérielles de pré évaluation dans les régions en vue de suivre de plus près les zones et les ménages affectés, les types d’interventions ; la préparation de la campagne des cultures irriguées et de décrue qui est actuellement en cours et qui sera finalisée à l’issue des missions ministérielles, et l’appui aux producteurs affectés par des kits complets de production irriguée, en intrants et en équipements. De même il a été décidé de l’achat, par l’Etat et ses partenaires, du surplus de productions de céréales dans les zones de forte production pour la reconstitution du stock national de sécurité, ainsi que l’organisation de la commercialisation des produits des cultures de rente.

Par Assane Soumana(onep)