Lors de la visite des locaux de l’AFRIM
Poursuivant sa mission dans la région de Maradi, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahaman Elhj Ousmane, s’est rendu sur le site de l’Abattoir Frigorifique Régional Intégré de Maradi (AFRIM), situé à Tibiri. Il a eu droit à une présentation complète de ce projet et à une visite guidée qui lui a permis de constater de visu le stade actuel des réalisations.
L’Abattoir Frigorifique Régional Intégré de Maradi (AFRIM) a été initialement exécuté entre 2017 et 2021 dans le cadre du PRACC, avec un taux d’achèvement physique de 89,7 % à la clôture du projet. Sur le plan structurel, les bâtiments de ‘’process’’, les unités d’abattage et la station de traitement des eaux usées ont été construits et la majorité des équipements de ‘’process’’ et d’hygiène ont été installés.
Conscient de son importance stratégique, le gouvernement du Niger l’a inscrit dans le Projet d’Appui au développement des Cultures Irrigués et à l’Intensification de la Production Animale (PACIPA), qui a repris le dossier pour assurer le parachèvement des travaux, la réalisation des tests à blanc et la mise en service de l’ouvrage avec l’ambition d’en faire un levier économique d’envergure nationale et internationale.
A l’issue de cette visite, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a animé un point de presse. Il a indiqué qu’à travers les échanges et les explications techniques reçues sur le site, ils ont pris la pleine mesure du rôle stratégique de l’infrastructure dans la modernisation de la filière bétail-viande et la captation de la valeur ajoutée au Niger ; des enjeux d’emplois industriels durables et de montée en compétences des acteurs locaux ; de la nécessité d’un modèle de gestion industrielle adapté, conforme aux standards modernes d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité, orienté vers l’exportation de viande transformée et certifiée, plutôt que d’animaux sur pied ; et surtout du souci du gouvernement de promouvoir l’AFRIM comme pôle de départ de la viande nigérienne à l’international, tout en faisant appel aux compétences locales et à l’expertise des institutions et opérateurs nationaux afin d’assurer un modèle durable, souverain et créateur d’emplois.
Au point de vue constats techniques majeurs, le ministre Mahaman ElHj Ousmane a relevé que le réseau électrique est fortement endommagé par des facteurs extérieurs, avec retrait du câble et coupe des fils, nécessitant une reprise intégrale du lot électricité ; des équipements essentiels non installés ou non finalisés, notamment les bascules, pompes à sang et cuve à sang ; une STEP réalisée à 81,3% qui nécessite un diagnostic technique urgent pour évaluer précisément les coûts de remise en état et assurer sa mise en service sans risque pour les équipements déjà installés.
« Ces contraintes sont techniques et maîtrisables et ne remettent pas en cause la conception globale de l’ouvrage, ce qui conforte la faisabilité réaliste d’une mise en service rapide, avec des décisions ciblées et des expertises immédiates » a-t-il rassuré.
Sur le plan financier, le besoin global actualisé est estimé à environ 1,17 milliard FCFA pour le parachèvement qui porte, entre autres, sur la remise en état énergétique, l’achèvement des voiries et réseaux divers et l’installation des équipements manquants.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahamane Elhj Ousmane, a enfin indiqué que le gouvernement du Niger, à travers le PACIPA, réaffirme avec force son engagement à faire de l’AFRIM le pôle national de départ de la commercialisation internationale de la viande nigérienne ; un hub industriel, sanitaire et commercial attractif et conforme aux standards modernes et un levier majeur de création d’emplois directs, de compétitivité internationale et de captation de valeur ajoutée nationale.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
