mercredi 28 octobre 2026

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Ouverture officielle de la Journée nationale de l’oignon : Valoriser le savoir-faire des transformatrices et mobiliser des investissements en faveur de la filière

· ONEP NE
Des stands d’oignon et des produits dérivés
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La Fédération des unions des femmes pour la filière oignon (Fuffon Nyalanta) a procédé, le lundi 26 octobre 2026 à Niamey, à l’ouverture officielle de la 6è édition de la Journée nationale de l’oignon. Placée sous le thème : « Insertion de la jeunesse dans la transformation agroalimentaire et l’e-commerce », cette journée met l’accent sur la valorisation de la production locale et la promotion de l’entrepreneuriat féminin. La cérémonie de lancement a été présidée par le secrétaire général du Ministère du Commerce et de l’Industrie, M. Ali Samba Diabiri.

La présidente de Fuffon Nyalanta, Mme Moustapha Kadri Mariétou, a rappelé que cette structure a été créée 2020 et regroupe en 11 unions dont 3 unions de la communauté urbaine de Niamey. Elle a dit que, malgré l’apport combien important des femmes transformatrices, leurs conditions de travail restent à désirer car le matériel et les équipements utilisés dans la transformation sont rudimentaires.

C’est pourquoi, tout en reconnaissant l’importance que les autorités accordent aux activités menées par les femmes transformatrices, Mme Moustapha Kadri Mariétou sollicite vivement la mise à disposition par le gouvernement et ses partenaires d’équipements modernes de production, de conservation et de transformation de l’oignon.

Pour sa part, le secrétaire général du Ministère du Commerce et de l’Industrie, M. Ali Samba Diabiri, a indiqué qu’en acceptant d’être le parrain de cette initiative, le ministère du Commerce et de l’Industrie entend réaffirmer son attachement à la promotion des produits locaux et au développement de la transformation industrielle. « L’oignon occupe une place importante dans les habitudes alimentaires de notre population et dans les activités économiques de nombreux ménages », a-t-il souligné.

Au-delà de sa valeur marchande, a poursuivi M. Ali Samba Diabiri, l’oignon constitue une source de revenus pour les producteurs, un moyen de subsistance pour les commerçants et une matière première présentant un potentiel considérable pour le développement des petites et moyennes entreprises de transformation. Le véritable enjeu, a-t-il dit, consiste à mieux conserver, transformer, conditionner, commercialiser et distribuer cette production afin d’en tirer davantage de valeur ajoutée.

M.Ali Samba Diabiri a expliqué que la commercialisation de l’oignon sous sa forme brute ne permet pas toujours de valoriser pleinement les efforts des producteurs. Les difficultés de conservation, les pertes après récolte, les fluctuations des prix, l’insuffisance des équipements de transformation et les contraintes d’accès au marché constituent, selon lui, autant de défis auxquels des réponses concrètes et durables doivent être apportées.

C’est pourquoi, le secrétaire général du Ministère du Commerce et de l’Industrie a souligné que le développement de la transformation agroalimentaire doit être considéré comme un élément essentiel de la politique de souveraineté économique du Niger. « Il faut passer progressivement d’une économie qui commercialise principalement ses matières premières à une économie qui transforme davantage ses propres ressources », a-t-il déclaré.

La jeunesse nigérienne, s’est réjoui M. Ali Samba Diabiri, représente une réserve de créativité, d’innovation et d’énergie dont on doit pleinement tirer parti. « Elle doit pouvoir trouver dans les filières agricoles et agroalimentaires des perspectives de formation, d’insertion professionnelle et de création d’entreprises », a-t-il dit.

S’agissant de l’e-commerce, M. Ali Samba Diabiri a indiqué qu’à l’heure où les technologies numériques transforment profondément les modes de production, de communication et de commercialisation, les acteurs économiques doivent pouvoir tirer profit des nouvelles possibilités offertes par le numérique. Cependant, le développement de cette nouvelle forme de commerce, a-t-il ajouté, nécessite des efforts en matière de formation numérique, de protection des consommateurs, de sécurisation des paiements et d’organisation des livraisons des marchandises.

M. Ali Samba Diabiri a rappelé que le ministère du Commerce et de l’Industrie a initié l’élaboration d’une stratégie nationale de développement du commerce électronique dont un atelier de pré-validation du document qui se tient actuellement à Bangoula. Il a assuré que le ministère reste disposé à accompagner les initiatives qui contribuent à la promotion des produits locaux, au développement de la transformation et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

Zouladeini A. Razinatou (ONEP)